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Les visas de travail délivrés au compte-gouttes aux étrangers
31 mai 2000 (AFP)
PARIS, 31 mai 2000 (AFP)
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Les titres de séjour de courte durée avec autorisation de travail sont délivrés au compte-gouttes en France, dans des conditions très précises et après examen approfondi des demandes.
Quelque 6 à 7.000 autorisations sont attribuées par an par les délégations départementales du travail, ce nombre ayant augmenté de près de 30 % en 1999 par rapport à l’année précédente, selon la Direction des populations et migrations (DPM) du ministère de l’Emploi et de la Solidarité.
Depuis l’arrêt de l’immigration économique en 1974, la France n’autorise l’entrée sur son territoire qu’à certaines catégories de salariés et à la condition que ces salariés n’aient pas de rémunérations inférieures à celles du secteur en France.
L’employeur doit prouver, auprès de la Direction départementale du travail qui examine son dossier, qu’il ne trouve pas en France de personnes correspondant à ses besoins et qu’il existe une pénurie de professionnels dans son secteur.
Mais ce sont essentiellement des cadres de haut niveau pour lesquels une autorisation est accordée, l’objectif étant de faciliter l’ouverture des entreprises vers le marché étranger.
Cependant, répondant à la crainte d’un bogue informatique suscité par le passage à l’an 2000, le ministère a autorisé le secteur informatique à recruter des informaticiens. Cette directive a bénéficié à un millier d’étrangers en 1999, selon le ministère de l’Emploi.
Peu de temps après les tempêtes de décembre 1999, alors que certaines inquiétudes se faisaient sentir sur une pénurie éventuelle de bûcherons, la ministre de l’Emploi Martine Aubry avait rappelé qu’il y avait suffisamment de demandeurs d’emploi en France, y compris étrangers, pour ne pas faire appel à des salariés hors des frontières.
Globalement, la France accueille de 100 à 150.000 nouveaux immigrés chaque année, notamment au titre du regroupement familial.