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Politiques de santé | Protection sociale
SMG : Le nouveau plan national contre le cancer : entre appel d’offres et désinformation
16 avril 2003 (Syndicat de la médecine générale (SMG))
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COMMUNIQUE DE PRESSE du 14 février 2003
La commission d’orientation sur le cancer a été mise en place à la demande de Jacques Chirac et a rendu publiques le 16 janvier les conclusions de ses travaux.
Ce rapport est un appel d’offres pour toutes les structures qui " vivent" du cancer, mais ne se donne pas les moyens d’infléchir l’épidémie de cancers.
Pour l’essentiel, il consiste à organiser les soins : accès facilité aux chimiothérapies, enveloppes financières spécifiques pour les traitements du cancer dans les h ?pitaux, davantage de médecins cancérologues, toujours plus de recherche dans un contexte réaffirmé de concurrence mondiale, et six "cancéropoles" régionales.
Le cancer, en France, tue 150 000 personnes par an.
II est responsable d’un décès sur 3 chez l’homme et d’un décès sur 4 chez la femme et entre 1978 et 2000 le nombre de nouveaux cas a augmenté de 63%, arrivant à 278000 nouveaux cas en 2000.
Cette situation est catastrophique et elle va durer :
Seule la lutte anti-tabac constitue la priorité de la prévention en France : cette analyse très lacunaire vise à insister sur la " responsabilité " des fumeurs pour préparer l’opinion publique à l’assurance individuelle et détourner l’attention des facteurs environnementaux ou professionnels : ne nous laissons pas abuser !
Agir efficacement contre le cancer, signifierait :
améliorer la situation des professions exposées aux substances cancérigènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction. Au lieu de cela la nouvelle législation organise les certificats de " non contre-indication " aux postes exposés, transformant les médecins du travail en complices,
réglementer l’usage agricole et industriel des produits toxiques : la France va-t-elle continuer à être le deuxième utilisateur mondial de pesticides (120000 tonnes par an) responsables de contaminations massives de l’eau, des sols, et donc de l’alimentation humaine ? A quand des propositions pour limiter la pollution à la dioxine, cancérigène puissant, produite entre autres par les incinérateurs d’ordures ménagères, et responsable de 1800 à 5200 décès par an ? …
Etablir la règle de 1 euro pour la prévention, 1 euro pour les traitements comme l’avait courageusement demandé le ministre de la Santé, Simone Veil en 1975…
Le SMG réclame une véritable politique de prévention du cancer.