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Santé et protection sociale : ce qu’avait dit la nouvelle ministre
23 octobre 2000 (Quotidien du Médecin)
PARIS, 23 octobre 2000 (Quotidien du Médecin)
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Après le remaniement ministériel
Alors qu’elle était secrétaire nationale du PS aux Questions sociales, entre 1995 et 1997, Elisabeth Guigou a déclaré au « Quotidien » :
A propos de la maîtrise des dépenses de santé : « L’objectif poursuivi n’est (...) pas de dépenser moins, mais de dépenser mieux, ou même plus, pour des priorités nettement marquées : une meilleure prise en charge des plus démunis par le biais d’une assurance-maladie véritablement généralisée, le développement de la santé publique et de la prévention. » (mai 1995)
« S’agissant de la médecine libérale, Lionel Jospin ne propose pas un système d’enveloppe globale ou de contingentement des soins : cela doit être clair. » (mai 95)
« Le principal problème est celui d’une maîtrise des dépenses d’assurance-maladie. La solution ne peut donc venir de la hausse des prélèvements, qui ne ferait que repousser la solution du problème à plus tard et qui est injuste socialement, car elle pèse sur les plus modestes. » (novembre 1995)
- A propos du rôle des médecins généralistes : « L’orientation des patients par le généraliste peut effectivement permettre de conformer nos performances sanitaires et de stopper le recul de la protection sociale. » (mai 1995)
- A propos de la prévention : « Pour définir les priorités sanitaires, il suffit de regarder les secteurs dans lesquels on pèche le plus. Ainsi, la place faite aux dépenses de prévention reste dérisoire et la santé scolaire est laissée à l’abandon. » (mars 1997)
- A propos de l’hôpital : « La décentralisation des budgets hospitaliers me semble factice et camoufle l’organisation d’une pénurie généralisée des moyens hospitaliers. » (mars 1997)
Dans son livre « Une femme au ceur de l’Etat », 200 , elle écrit :
- A propos de la sécurité sanitaire : « La sécurité sanitaire et alimentaire exigera une vigilance croissante des gouvernements et de l’Union européenne (...) Le risque zéro n’existant nulle part, la prévention, l’éducation à la santé, l’information devront être développées. »
- A propos de la restructuration hospitalière : « Pour les hôpitaux (...) il ne faut pas tomber dans une logique absolue de rentabilité à court terme, mais rechercher l’efficacité sociale. On les ferme lorsqu’ils ne rendent pas le service attendu. C’est souvent une mesure de sécurité que de procéder ainsi. »
K. P.