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Marc Gentilini
Le patron de la Croix-Rouge perd ses nerfs dans son « trou »
8 octobre 1997 (Canard enchaîné)
PARIS, 8 octobre 1997 (Canard enchaîné)
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En réponse au « Canard », le professeur Gentilini parle de "voyoucratie". Martine Aubry, elle, a ouvert une enquête.
Le « Canard » est « animé par une certaine voyoucratie », et il est « faux » que la Croix-Rouge a « tout fait » pour dissimuler le trou de 200 millions de sa branche parisienne. Telle est la réaction - mercredi 1er octobre, à RTL - du Pr Marc Gentilini, président de la Croix-Rouge française, après nos révélations.
Le 6 octobre, il a remis ça, en affirmant qu’il avait lui-même demandé à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) un contrôle des comptes de la Croix-Rouge. Faux. C’est Martine Aubry qui a pris cette décision dès l’élection de Gentilini, en juin dernier. Le professeur ajoute que l’audit interne de l’organisation n’avait révélé aucun « enrichissement personnel ». Marc Gentilini s’énerve pour rien : « Le Canard » n’a jamais évoqué cet aspect du dossier.
De plus, Martine Aubry et Bernard Kouchner ont confirmé le 26 septembre dernier - soit quatre jours avant la parution du « Canard » - qu’ils avaient demandé à l’Igas de contrôler « tant l’utilisation [par la Croix-Rouge] des fonds provenant de subventions publiques que ceux provenant de dons privés ». Sans doute les deux ministres sont-ils eux aussi « animés par une certaine voyoucratie » ?
On peut être surpris qu’un éminent scientifique - qui n’a d’ailleurs aucune responsabilité dans ce trou, creusé par ses prédécesseurs - ne trouve à opposer à notre enquête que des propos injurieux. Car le professeur ne réfute rien de ce que « Le Canard » a écrit. Il manque bien reconnaît-il, 200 millions à la Croix-Rouge parisienne. Mais, a-t-il martelé, il s’agit de « dettes », et non d’un « trou ». Mettons tout le monde d’accord en précisant - ce qu’écrit l’audit interne réalisé en septembre 1996, sur lequel nous nous sommes basés - qu’il s’agit d’un « trou » comblé par des emprunts, c’est-à-dire des « dettes ».
Mais, selon Marc Gentilini, il n’y aurait de toute façon pas de quoi fouetter un chat, car « l’information était connue de tout le monde ». Faux, et en voici la preuve.
Voilà un an, le 7 octobre 1996, le comité de direction de la Croix-Rouge est réuni en session extraordinaire. Ordre du jour : évoquer l’audit, terminé le mois précédent et révélant l’existence d’un « trou » de 200 millions de la Croix-Rouge parisienne. Et, surtout, déterminer « quelle diffusion donner au rapport d’audit, eu égard au caractère sensible du dossier ».
Secret médical
Résultat, on peut lire dans le procès-verbal de cette réunion : « Il ne faut pas communiquer l’ensemble du rapport d’audit et éviter les fuites, sachant que jusqu’à présent le comité de direction a su se montrer discret sur le sujet. » Conclusion : « Le rapport ne peut, à ce stade, être diffusé. » Et cela pour une raison « déontologique » : les personnes mises en cause dans l’audit n’ont pas pu apporter la « contradiction ».
Quelques heures plus tard, ce 7 octobre 1996, la commission des finances de la Croix-Rouge se réunit. Son président, Pierre Barazer, « regrette cette position du comité de direction » et, note le procès-verbal de la réunion, « dans ces conditions, il présente sa démission ». Motif : il estime que l’attentisme de la direction « n’est pas acceptable ». L’audit étant alors terminé depuis un mois, la direction aurait eu en effet largement le temps de demander leur avis aux intéressés.
Le comité de direction recevra, peu de jours après, la « contradiction » qu’il appelait de ses voeux. Six pages rédigées par l’ancienne responsable du Conseil départemental de Paris, Simone Marcaut-Murat, qui n’apportent aucun élément nouveau. Malgré cela, les membres du conseil d’administration de la Croix-Rouge ne recevront toujours pas l’audit en question. Ils devront se contenter d’un simple compte rendu oral et attendront un an. Le 1er octobre 1997, Gentilini annonce qu’il est prêt à distribuer le brûlot « à tout le monde, sans aucun problème ».
Un peu tard : les administrateurs de la Croix-Rouge avaient déjà pu en prendre connaissance, le matin même, dans « Le Canard ».
Hervé Martin
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Le patron de la Croix-Rouge perd ses nerfs dans son « trou »
l’état devrait nous montrer l’exemple comme des parents vis à vis de leurs enfants , il n’en est rien , et la politique pourrie toutes les institutions
en s’en servant en vache à lait. Aucune caisse de retraite n’est controlée et l’organic va essayer d’imposer un controle a ses caisses tous les 3 ans . c’est honteux l’administration nous écrase de charge et est incapable de gérer notre argent .je ne pensais pas devenir anarchiste a 50ans et j’éprouve un sentiment de dégout envers les politiques de tous bords , la gauche en a bien profité avec son voyou de miterand...
continuez a denoncer ces derives , un homme propre viendra peut etre un jour.
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Le patron de la Croix-Rouge perd ses nerfs dans son « trou »
et pourquoi "ceux-là" ne seraient ils pas aussi pourris que tout le reste ?.. on a bien "chichi" et toutes ses casseroles au cul !!!