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Quelques questions à poser au centre médical du Moulin-Joly de la Croix-Rouge Française
1er février 2001 (survivreausida.net)
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Où sont recrutés les usagers du centre ?
Quels sont les critères de recrutement ?
Y a-t-il des usagers qui ont été envoyés par l’hôpital de la Croix St-Simon ou d’autres hôpitaux privés (à but non lucratif) parce que sans couverture sociale, sans papiers, ou « trops lourds » socialement ? Le centre propose-t-il explicitement ou implicitement aux hôpitaux de les « débarasser » des malades sans couverture sociale ?
Qui gère le stock de médicaments (400 000 F acheté en 1998 par la DASS de Paris) ? Comment sont-ils dispensés aux malades ? Y a-t-il un contrôle de la DASS sur l’utilisation de ces médicaments ?
Quels sont les critères du personnel médical pour autoriser l’accès à une multithérapie antirétroviral ?
Que font les médecins face à un patient qui ne se sent pas prêt à débuter un traitement antirétroviral, du fait de sa précarité sociale ?
Combien de patients séropositifs suivi par le centre n’ont pas accès aux antirétroviraux ?
Y a-t-il un service social ? Combien de salariés y travaillent à temps plein, et depuis combien de temps ?
Le suivi social est-il aussi important que le suivi médical dans le cadre de la prise en charge proposé par le centre ?
Combien de patients sont sans couverture sociale et ce depuis combien de temps ?
Combien de personnes n’ont pas pu demander l’AAH ou le RMI alors qu’elles y ont droit ?
Le centre a-t-il engagé des recours devant la COTOREP et/ou la CAF en faveur des usagers à qui celles-ci ont refusées la reconnaissance, respectivement, de leur statut de travailleur handicapé et de leur droit au versement de l’AAH ?
Que fait le centre pour soutenir les personnes qui veulent sortir du circuit d’hébergement d’urgence ?
Combien d’usagers vivaient dans la rue ou en habitat précaire (hôtel social à court terme, squats, etc.) à l’entrée au centre, et quelle proportion le sont toujours, dans la durée, malgré une « prise en charge » par le centre ?
Quelle est la durée du suivi au centre, c’est-à-dire avant de résumer un suivi dans le cadre du droit commun ?
Combien de patients ont quitté le centre pour reprendre leur suivi médical et social dans le droit commun ?
Alors que de nombreux patients ont déserté le centre en 1999, qu’a fait la direction du centre pour maintenir sa « file active » (nécessaire afin de justifier du renouvellement de ses subventions) ?