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Mobilisation contre l’expulsion d’Ali B.
7 février 1997 (Migrants contre le sida)
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Reportage de 17 minutes (format RealAudio)
Le 7 février 1997, Ali B., malade du sida, est expulsé par le gouvernement français. Alors que son avocate tentait d’entamer une procédure de régularisation, le Ministère de l’Intérieur signait les papiers ré-activant un arrêté d’expulsion vieux de 13 ans.
En effet, un arrêté d’expulsion lui colle à la peau depuis 1984. Mais depuis presque 10 ans, Ali B. vit dans la petite ville de Bourgoin, où il a grandi, entre Lyon et Grenoble. L’arrêté a été « suspendu » par une assignation à résidence, une autre forme de condamnation paradoxalement décrite par certains comme une « mesure de clémence » car l’assignation « suspend » l’arrêté... C’es très compliqué mais c’est important pour bien comprendre l’histoire d’Ali B. et de tous les autres — malades ou pas — condamnés par la Double Peine.
Sur le Vieux Port de Marseille, des militants s’imposent pour empêcher le départ du Napoléon, le navire qui a accepté d’affréter avec Ali B. et deux autres expulsés. Pour écarter toute possibilité de présentation devant un juge, les flics ont jetés les expulsés dans le bateau au petit matin. Si la loi Debré — alors en discussion à l’Assemblée nationale — passe, la police pourra prendre son temps : Debré veut rallonger la période précédant l’arrivée devant le juge.
Ali B. passera sept semaines dans un hôpital de Tunis avant de gagner un recours lui permettant de regagner la France le 29 mars 1997.
Dans ce reportage de Migrants contre le sida, des militants et des militantes de Marseille, Grenoble, et Paris racontent la mobilisation pour le retour d’Ali B.
Le retour n’a pas mis fin au combat d’Ali B. Le 29 novembre 1997, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, Ali B. était l’invité de Migrants contre le sida (avec le soutien de la FTCR), pour raconter l’attente interminable d’un véritable jugement sur le fond de la part du Tribunal Administratif. Seulement après ce jugement, qui sera enfin rendu le 22 janvier 1997, presque un an après l’expulsion, sera-t-il possible pour Ali B. d’obtenir de « vrais » papiers lui reconnaissant tous ses droits.
