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Émission du 25 septembre 2001 (n° 108)
25 septembre 2001 (survivreausida.net)
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Carnet d’adresses pour bien manger
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La recette de Shirine
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Chronique Palestine
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Écouter...
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Sommaire de l’émission n°108
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Déni de justice
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Procréation médicalement assistée
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Paula Munderi, première partie
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Fin de l’émission
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Présentation de l’émission n° 108
- Sommaire de l’émission n°108 (durée : 1:24, format RealAudio)
Shirine : Bonjour, c’est Shirine, c’est l’heure de l’émission de radio qui s’adresse aux séropositifs d’origine arabe et africaine.
Reda : Bonjour Shirine, Bonjour à toutes et à tous, c’est parti pour notre 108ème numéro, je vous invite à rester avec moi, Reda, et Shirine jusqu’à 18 heures. Pour réagir à l’émission, décrochez votre téléphone et composez le 08 70 25 12 50, c’est le répondeur de Migrants contre le sida.
Shirine : Pour Kamel, le premier jour, c’était il y a plus de dix ans, le 5 avril 1991 à l’hôpital de Clamart. Il avait 21 ans. S’il raconte aujourd’hui son histoire, s’il revient sur 10 ans de vie écoulé, c’est pour s’adresser aux jeunes issus de l’immigration qui viennent d’apprendre qu’ils ont le virus du sida.
Reda : Diasporas, nos frères, nos s[oe]urs malades dans nos pays d’origine doivent survivre au sida. Aujourd’hui, comme promis, premier volet du récit de Paula Munderi, un médecin qui a traversé l’épidémie aux côtés des malades du sida de son pays, l’Ouganda.
Shirine : Dernière partie de l’émission, ce sera nos bonnes adresses pour les bons petits plats. Sortez votre stylo avec une feuille de papier : si vous êtes hospitalisé, à qui s’adresser pour manger des repas de votre pays d’origine.
Reda : Parce que, pour les séropositifs, bien manger est la première forme de thérapie, Shirine vous présentera les coordonnées des associations qui portent des repas aux malades, qui accueillent les séropositifs pour partager le repas de midi ou une chorba pendant le ramadan, ou même qui prodiguent conseils et recettes de cuisine. Ce sera en fin d’émission, et on terminera par une succulente recette libanaise...
Shirine : Mais avant tout ça, c’est l’actualité : Palestine, Algérie.
Chronique Palestine : Sabra et Chatila
- Chronique Palestine (durée : 2:13, format RealAudio)
N.B. Mardi dernier, nous vous parlions de l’AFPEC, une organisation franco-palestinienne qui demande de soutenir la rentrée scolaire des enfants de Palestine. Si vous avez essayé d’appeler, comme nous, l’AFPEC, vous vous êtes rendu compte qu’il n’y avait personne au bout du fil, même pas un répondeur ! Voici donc un numéro de portable pour joindre cette association : 06 13 79 72 76
Le 16 septembre marque le 19e anniversaire du massacre de Sabra et Chatila au Liban, commis par l’actuel premier ministre israélien. Aujourd’hui,19 ans plus tard, le peuple palestinien est toujours massacré, mais à petits feux, par le même individu.
A cette occasion, le réseau des ONG palestiniennes rappelle que plus de 370 000 réfugiés palestiniens du Liban privés de leurs droits civiques,vivent dans des conditions politiques et socio-économiques difficiles et ne peuvent exercer leur droit légitime au retour dans leur pays d’origine. Durant le même temps, les palestiniens des Territoires occupés affrontent toujours une terreur organisée et pratiquée délibérément, l’occupation israélienne avec le même Sharon comme chef.
Voici l’appel urgent lancé par divers groupes de la société civile palestinienne à l’opinion internationale.
Ne dites pas que vous ne saviez pas !
Ne prétendez pas que personne ne vous l’a dit !
Ne déclarez pas que vous n’avez rien vu !
Alors que retentissent nos appels incessants pour un arrêt immédiat de l’occupation et des colonies, l’assaut contre notre peuple continue. Les Palestiniens se font massacrer. Ils font face à une escalade de la violence sans précédent suite à la terrible tragédie qui a frappé le peuple américain.
Le besoin d’une protection internationale devient de plus en plus urgent. Nos hommes, nos femmes et nos enfants sont debout, sans défense face à la puissance de l’armée israélienne qui viole tous les articles du droit international et des personnes et qui permet aux colons armés de coloniser notre terre.
L’avenir de tout un peuple est en jeu !
L’avenir de la région est menacé par la guerre et la destruction !
Nous vous appelons à agir avant qu’il ne soit trop tard !
Annonces/Agenda
- Déni de justice (durée : 0:43, format RealAudio)
- Procréation médicalement assistée (durée : 0:21, format RealAudio)
Déni de justice : témoignage contre l’oubli, c’est le titre d’une pièce de théâtre sous la direction de Nabil Farès. Il s’agit de la mémoire des rescapés des massacres du 17 octobre 1961, commandé par le préfet de police Papon qui avait ordonné la répression d’une manifestation pacifique organisée parle la Fédération de France du Front de Libération nationale. Cette pièce sera présentée le mardi 16 octobre à 20 heures, pour en savoir plus contactez Migrants contre le sida au 08 70 25 12 50. Plus d’infos la semaine prochaine et le 16 octobre, à l’occasion de notre Spéciale Algérie.
Pour les auditeurs et les auditrices qui envisagent de faire un enfant, une date à noter sur votre agenda : le mardi 9 octobre à 19 heures, un groupe de parole composé de couples dont l’un des partenaires est séropositif et l’autre ne l’est pas se réunit à l’hôpital St-Antoine. Pour en savoir plus, contacter Migrants contre le sida au 08 70 25 12 50.
Si vous recevez le programme de nos émissions, vous constaterez que plusieurs des sujets annoncés pour cette semaine ont été reportés à une prochaine émission. Nous parlerons donc prochainement de la vie avec le VIH-2, ce virus qui concerne certains séropositifs d’origine africaine. Retrouvez dans les semaines qui viennent la chronique juridique, dont la prochaine édition répondra aux préoccupations d’une auditrice, malade du sida, qui vient d’arriver en France suite au décès de son mari. Enfin, les aventures de Gilbert Josamu, champion de boxe et séropositif, seront au sommaire prochainement.
Le premier jour : Kamel
- Le premier jour de Kamel 1 (durée : 4:56, format RealAudio)
- Le premier jour de Kamel 2 (durée : 5:28, format RealAudio)
- Le premier jour de Kamel 3 (durée : 6:02, format RealAudio)
- Le premier jour de Kamel 4 (durée : 6:30, format RealAudio)
Au printemps, j’ai rencontré plusieurs jeunes issus de l’immigration, la plupart de moins de 20 ans, qui sortait de l’hôpital remplis de questions sur le reste de leur vie : Est-ce que ma vie est finie ? Est-il normal d’avoir peur ? Est-ce que je vais pouvoir vivre normalement avec ce virus ? Faut-il en parler à ma famille, à mes amis ? Est-ce que je peux encore faire l’amour ?
Les réponses à ces questions sont multiples. Mais une chose me semble claire : seuls ceux et celles qui sont déjà passé par là peuvent réellement y répondre.
C’est le 5 avril 1991, en début d’après midi. Un jeune d’à peine 21 ans arrive à l’hôpital de Clamart. Appellons-le Kamel. Ce jour-là, un médecin lui annoncera sa séropositivité. C’est le premier jour. Pour les auditeurs et auditrices qui connaissent depuis pas très longtemps leur diagnostic, Kamel raconte quelques fragments d’un parcours de 10 ans.
On allume une cigarette, et on écoute...
Diasporas : Paula Munderi (1)
- Paula Munderi, première partie (durée : 16:33, format RealAudio)
En Ouganda, on compte un médecin pour 10 000 à 20 000 habitants. C’est dire si le docteur Paula Munderi, qui choisit sa vocation à l’âge de 6 ans, appartient à une catégorie privilégiée de sa société. Mais les médecins, comme l’ensemble du peuple de ce petit pays d’Afrique centrale, ont été, dès le milieu des années 80, confrontés à l’ampleur d’une devastation sans précédent provoquée par l’épidémie du sida. En vingt ans, deux millions de ses frères et de ses s[oe]urs ont perdu leur vie. Peut-on saisir ce que signifie ce chiffre ? Pour d’autres peuples du Tiers monde, seuls les pires des massacres coloniaux, les plus sanglantes des luttes pour la décolonisation, ont infligés semblables pertes à une population.
Mais tout comme les luttes pour la décolonisation ont aboutis à la libération (même éphémère) de nos peuples, la confrontation du peuple ougandais avec le virus du sida a mené à une mobilisation sans précédent de la société toute entière, aux côtés personnes touchées, pour vivre et se soigner (même sans médicaments) dans la dignité, pour survivre au sida.
Aujourd’hui, l’Ouganda n’est pas indemne mais son peuple connaît le virus, à appris à en limiter les dégâts. Aux autres peuples d’Afrique, depuis le Maghreb jusqu’à l’Afrique du Sud, d’en tirer leçon pour nous préparer, nous aussi, pour cette guerre face à la pandémie.
L’histoire que Paula Munderi nous raconte, démarre en 1987, alors qu’elle est encore interne dans un hôpital de Kampala...
Musique de Herman Sswewanyana, fondateur du Percussion Discussion Africa.
La semaine prochaine, retrouvez le deuxième épisode de notre série. Paula Munderi, un médecin aux côtés de son peuple pour survivre au sida en Ouganda, nous parlera des conditions de vie des malades et de leurs volonté de vivre et de se soigner dans la dignité. Cette volonté, l’acharnement des médecins pour développer les compétences leur permettant de maîtriser autant que possible la maladie, de soigner même sans pouvoir guérir, sera-t-elle la clé du « success story » de l’Ouganda, premier pays d’Afrique a avoir fait reculé l’épidémie du sida ?
Carnet d’adresses : Les bonnes adresses pour les bons petits plats
- Carnet d’adresses pour bien manger (durée : 2:31, format RealAudio)
Parce que bien manger est la première forme de thérapie, voici un rappel des associations que vous pouvez contacter si vous avez envie de faire un bon repas ou de manger un plat de nos pays d’origine si vous êtes hospitalisé.
À l’hôpital du Kremlin Bicêtre, les femmes de l’association Médecins d’Afrique préparent de la nourriture équilibrée autour des plats africains. Pour les contacter, tél : 01 48 07 04 19, 13 rue Robert Houdin, 75011 Paris.
L’association URACA, dans le 18e arrondissement, prépare des plats typiquement africains et les porte dans les hôpitaux. Vous pouvez contacter notre ami Azedine, qui était venu nous en parler au 01 42 52 50 13.
Si vous disposez du minimum pour cuisiner, mais il vous manque les ingrédients et les recettes, contactez l’association Projet Food. Christophe et le reste de l’équipe préparent des colis alimentaires qui contiennent tout ce qu’il faut pour faire quatre repas complets avec les recettes expliquées, et même les épices ! Coordonnées : Projet Food, tél. 01 43 40 06 86, 10 rue Tourneux, 75012 Paris. Pas de problème si vous venez de banlieue mais il faut passer à l’association ou envoyer quelqu’un chercher les colis
Si vous écoutez régulièrement l’émission, vous connaissez Mirella d’Espoir Goutte d’Or qui vient ponctuellement nous livrer ces recettes et ses conseils sur l’hygiène alimentaire. Mirelle s’occupe du programme Nutrego : trente repas chaud sont servis chaque midi à des usagers de drogue de la rue. Espoir Goutte d’Or, c’est au 13 rue Saint Luc, 75018 Paris, tél. 01 53 09 99 49.
Pour finir, on vous rappelle que le Ramadan, c’est bientôt. Farida Aït Kaci de l’association « Une Chorba pour tous » avait lancé l’appel aux séropositifs d’origine maghrébine pour venir chercher leur portion de Chorba sous le chapiteau de l’association, rue de Crimée. Pour prendre contact : tél. 01 43 45 27 14, 170 rue de Crimée, 75019 Paris.
La recette de Shirine
- La recette de Shirine (durée : 3:21, format RealAudio)
Et maintenant, comme promis : les lentilles à la libanaise
Les ingrédients pour 4 personnes
- 250 grammes de lentilles marron ou des lentilles déjà cuites en conserve mais c’est moins bon.
- 1 verre de riz rond
- 2 gros oignons
- 2 cuillère à café de sel, une de poivre (arabe si c’est possible)
- 1 cuillère à café de cumin ou deux si vous aimez beaucoup cette épice
- 3 cuillères à soupe d’huile d’olive.
- Quelques feuilles de menthe fraîche
Et si possible mais on peut s’en passer, quelques petits oignons frais et du pain oriental libanais ou égyptien.
- 1 grande casserole
- 1 poêle
Préparation
- Laver les lentilles à l’eau pour enlever poussières et brindilles, essayer de retirer les lentilles un peu noires et les jeter
- Faire tremper le riz dans un peu d’eau après l’avoir lavé
- Couper les oignons en lamelles
Cuisson
Faire cuire les lentilles dans 1 litre d’eau en ajoutant le sel durant environ 20 minutes. Après, on fait revenir les oignons dans l’huile bien chaude en ajoutant la deuxième cuillère de sel, celle de poivre et la moitié du cumin dans une poêle. Quand l’oignon est bien doré, on ajoute le contenu de la poêle dans la casserole de lentilles et l’on fait cuire de nouveau les lentilles avec l’oignon intégré.
Dès que ça bout, on jette le riz auquel on a enlevé son eau dans la casserole, et on laisse cuire environ 20 minutes encore à très petit feu. Ça doit ressembler à une crème, ni solide, ni liquide, entre les deux. À la fin, on ajoute l’autre moitié du cumin et on laisse refroidir. Si on sent que ça manque d’eau, il ne faut pas hésiter à en rajouter mais par demi-verres, tout le long de la cuisson
Si on veut et qu’on a la possibilité, on peut passer le mélange au mixer, mais ça se mange aussi bien comme ça.
C’est très bon à manger tiède ou froid, et c’est un plat qui est meilleur le lendemain que le jour même. Accompagner, si c’est possible, avec quelques feuilles de menthe fraîches et de petits oignons frais. Si vous avez la possibilité de trouver du pain libanais ou égyptien, ces galettes plates, dans une épicerie orientale, c’est bien. Mais avec une baguette et sans accompagnement, c’est aussi très bon .
Voici quelques bonnes raisons pour ne pas manquer une seule émission :
- Fin de l’émission (durée : 2:36, format RealAudio)
Mardi prochain, le 2 octobre à 17 heures, le sexe, la vie sexuelle des séropositifs sera au c[oe]ur de nos préoccupations. L’abstinence n’est pas un choix : les séropositifs font l’amour avec des séronégatifs ou avec d’autres séropositifs. Faut-il parler de son virus à son partenaire ? A qui incombe la responsabilité de la prévention ? Que faire en cas de rupture de préservatif ? Pour en discuter, notre amie Aimée Bantsimba-Keïta sera avec nous.
Également au sommaire : la chronique juridique, la suite du récit de Paula Munderi, un médecin aux côtés de son peuple pour survivre au sida en Ouganda.
Et comme d’habitude, le carnet d’adresses, les recettes, et la sélection musicale.
Haïti, depuis plusieurs mois des médecins haïtiens se mobilisent pour dénoncer les expérimentations médicales sur la santé des populations des bidonvilles de Port-au-Prince. Le 9 octobre à 17 heures, retrouvez nous pour le débat avec Elysée Louissaint (en direct de Port-au-Prince), Alain Sobel, Moïse Udino et d’autres invités.
Également le 9 octobre : Alain Molla du Conseil national du Sida nous rejoindra pour discuter des dégâts de la prohibition des drogues en France.
Mardi 16 octobre, une émission exceptionnelle consacrée à l’Algérie. Plus d’infos la semaine prochaine.
N’hésitez pas à nous proposer des sujets, des thèmes qui comptent dans la vie des séropositifs issus de l’immigration, en composant le n° 08 70 25 12 50.