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Gabon
Accès aux soins : Nécessité d’un centre de traitement ambulatoire au Gabon
1er décembre 1999 (L’Union)
POINTE NOIRE, 1er décembre 1999 (L’Union)
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Le retard pris par notre pays dans ce mode de traitement à l’efficacité démontrée ailleurs, a été relevé hier par le Pr Marc Gentilini, spécialiste européen du Sida et actuel président de la Croix-Rouge française.
En prélude à cette journée mondiale de lutte contre le Sida, une délégation de la Croix-Rouge française (CRF), conduite par son président, le professeur Marc Gentilini, vient d’effectuer un bref séjour au Gabon.
Outre son président, spécialiste européen du Sida, la délégation de la Croix-Rouge française, comprenait aussi une invitée de marque : Line Renaud, comédienne, actrice et chanteuse française de renom, présidente d’une association artistique dénommé "Ensemble contre le Sida" qui a partiellement contribué au financement du Centre d’information et de prévention contre le Sida destiné aux jeunes que la délégation a pu visiter hier matin à Nzeng Ayong.
Cette délégation comprenait également Mme Lise Grivois, de la mairie de Paris, venue dans le cadre du projet "Solidarité Sida Afrique", initié sous Jacques Chirac, alors maire de Paris. Il y avait aussi Christian Doubrere, président de "Kiosque info Sida" (Paris) et Stéphane Mantion, directeur de cabinet du président de la Croix-Rouge française.
Cette délégation devait en fait se rendre à Pointe-noire au Congo (Elle y est déjà depuis hier) pour l’inauguration d’un centre de traitement ambulatoire destiné à la prise en charge médicale et psycho-sociale des personnes séropositives. Le second au Congo. Avant son départ pour le Congo, la délégation de la CRF a tenu à préciser à la presse locale les raisons de sa mission dans un hôtel de la place, en présence notamment de la vice-présidente de la Croix-Rouge gabonaise, Mme Célestine Ndong Nguéma, dont l’organisme bénéficie du soutien de la Croix-Rouge française.
Une mission justifiée par l’urgence de la situation sur le continent africain, qui aujourd’hui compte à lui seule 23,5 millions de séropositifs sur les 33,5 millions enregistrés à travers le monde, a précisé le Pr Gentilini. Sur l’accès aux traitements, les antirétroviraux notamment, le président de la Croix-Rouge française milite pour une "exception pour l’Afrique", une idée émise par le président Jacques Chirac, en 1997 à Abidjan et qui mérite d’être discutée avec les industries pharmaceutiques du Nord.
La situation épidémiologique du Sida au Gabon que le Pr Gentilini a jugé relativement faible, comparativement aux autres pays de la sous-région, le Congo notamment, mérite cependant une surveillance accrue. "C’est le moment d’agir" a t-il insisté. L’orateur a par ailleurs, déploré le manque d’un centre de traitement ambulatoire au Gabon. Une telle structure permettrait, a t-il reconnu, un suivi de qualité et garantirait un meilleur traitement aux malades.
Line Renaud, de son côté, n’a pas exclu l’éventualité d’un travail avec les artistes africains, en vue de mettre sur le marché un disque dont les bénéfices iraient à la lutte contre le Sida en Afrique.
Source : Journal l’Union du 01/12/1999 (Gabon)
Forum de discussion: 1 Message
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Accès aux soins : Nécessité d’un centre de traitement ambulatoire au Gabon
bonjour !
désolé,je decouvre aujourd’hui votre site,c’est peut etre un peu trop tard pour reagir par rapport à l’article ;mais je pense que le prof gentilini n’a pas les infos réelles sur la propagation du sida dans un pays d’un million d’habitants,pour affirmer que la situation épidémiologique est relativement faible !
jugez par vous meme:1million d’habitants dont 600milles sexuellement actifs !
une enquete établie clairement que les 14 à 49ans sont les plus touchés,c’est donc les tranches d’ages de population active et population d’etudiants et d’eleves qui sont touchés et partant tous les producteurs de travail et ceux qui demain devront assurer la relève !que devient le pays sans eux ?
ensuite,le Gabon est un pays frontalier au Congo,au cameroun et à la Guinée equatoriale,tous entretiennent des liens d’échange entre eux réguliers.notre regulier AIR GABON va au cameroun et au congo au moins 03fois par semaine,imaginer ce que l’on peut transporter en trafic passager au bout d’un an avec combien de séropositifs ?Et vous pensez que la situation soit à "juger relativement faible" ?
Voilà queques inquiétudes jetés pele mele,j’attends vos réactions !
mes encouragements pour le site !