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Émission du 9 octobre 2001 (n° 110)
9 octobre 2001 (survivreausida.net)
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Chronique juridique
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Haïti : essais de vaccins et néo-colonialisme
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Déni de justice : extraits d’un témoignage de répression policière
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Sommaire du n° 110
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Les disparus et le 17 octobre 1961
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Présentation du débat
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Haïti : essais de vaccins 1
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Haïti : essais de vaccins 2
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Haïti : essais de vaccins 3
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Réaction d’Alain Sobel
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Questions à Alain Sobel
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Fin de l’émission
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Au sommaire de notre 110e émission
- Déni de justice : extraits d’un témoignage de répression policière (durée : 1:38, format RealAudio)
Extrait d’un témoignage de répression policières sous les ordres de Maurice Papon, pendant les nuits d’octobre 1961 à Paris, présenté ici en exclusivité. Cela s’appelle Déni de justice : témoignages contre l’oubli, mis en espace par Nabil Farès, qui sera avec nous mardi prochain à 17 heures pour en discuter à l’occasion de notre émission spéciale Algérie.
Mardi 16 octobre au soir, rendez-vous au Forum des Images pour écouter et regarder Déni de justice : témoignages contre l’oubli. Pour en savoir plus, composez le 08 70 25 12 50.
- Sommaire du n° 110 (durée : 1:29, format RealAudio)
Bienvenue à toutes et à tous, c’est évidemment l’heure de l’émission qui parle directement aux séropositifs d’origine arabe et africaine. Parce que la vie des séropositifs ne se réduit pas à un virus, nous vous présentons régulièrement des reportages, des entretiens sur les luttes et les enjeux qui nous passionnent.
Au sommaire aujourd’hui, une émission exceptionnelle consacrée au premier pays des Caraïbes à obtenir par la révolte, en 1803, son indépendence de la France. L’Union des médecins haïtiens proteste contre des expérimentations médicales, utilisant notamment un candidat vaccin contre le sida du laboratoire français Aventis Pasteur, sur les populations des bidonvilles de Port-au-Prince.
Au cours de cette émission, nous allons donc démêler les fils de cette histoire pour tenter de comprendre ce qui en jeu pour les haïtiens mais aussi pour tous ceux et celles d’entre nous qui luttent pour survivre au sida.
Enfin, on terminera avec la chronique juridique : aujourd’hui nous répondrons à une auditrice, atteinte d’une maladie du c[oe]ur, dont la demande de régularisation a été rejetée par la préfecture.
Nassera Dutour, porte-parole du Collectif des familles des disparu-e-s en Algérie, sur le 17 octobre 1961
Lire notre dossier : Algérie : conditions de vie et luttes des malades du sida
- Les disparus et le 17 octobre 1961 (durée : 2:58, format RealAudio)
Avant d’introduire le débats et notre invité Alain Sobel, je reviens à l’Algérie, qui sera le sujet de notre prochaine émission, mardi 16 octobre. Nassera du Collectif des Familles des Disparus sera avec nous pour faire le point sur son travail de longue haleine pour la Vérité et la Justice sur les plus de 8000 disparus de la sale guerre en Algérie. Nous l’avons interrogée sur le 17 octobre 1961 à Paris. Elle nous a répondu en évoquant les limites de cette obsession de l’éradication des « terroristes », l’éradication des problèmes sociaux, politiques et culturels des Algériens, hier comme aujourd’hui.
Haïti : essais de vaccins et néo-colonialisme
Lire notre dossier : Haïti : essais de vaccins et néo-colonialisme
- Présentation du débat (durée : 1:05, format RealAudio)
Haïti est l’un des pays de la région où l’épidémie est la plus généralisée. La prévalence est aujourd’hui située entre 4.5 et 6 % à l’échelle nationale. Sur une population de 8 000 000 d’habitants, environ 260 000 personnes vivraient avec le VIH.
L’Union des médecins haïtiens proteste contre des expérimentations médicales, utilisant notamment un candidat vaccin contre le sida du laboratoire français Aventis Pasteur, sur les populations des bidonvilles de Port-au-Prince. Elysée Louissaint est président de l’Union des médecins haïtiens. Nous avons enregistré un entretien avec lui dimanche 7 octobre 2001, en direct de Port-au-Prince. Il explique pourquoi son organisation dénonce les essais de vaccins sur la population haïtienne.
Avec nous pour en parler, le professeur français Alain Sobel, qui en 1998 avait posé la question de l’accès des haïtiens aux médicaments contre le sida et, avec un certain fracas, avait directement mis en cause les pratiques du chercheur haïtien-américain Jean William Pape, principal responsable des essais cliniques SIDA menées sur la population haïtienne.
- Haïti : essais de vaccins 1 (durée : 6:15, format RealAudio)
- Haïti : essais de vaccins 2 (durée : 4:10, format RealAudio)
- Haïti : essais de vaccins 3 (durée : 8:47, format RealAudio)
- Réaction d’Alain Sobel (durée : 12:48, format RealAudio)
- Questions à Alain Sobel (durée : 7:22, format RealAudio)
Chronique juridique : que faire après un refus de régularisation ?
Aujourd’hui, Madame D. nous parle de sa situation :
Je me suis d’abord rendu en Allemagne, parce qu’à l’époque le visa n’était pas exigé pour les ivoiriens. J’ai donc le cachet allemand sur mon passeport attestant de mon départ pour la France, c’était en janvier 1994. En France, j’ai 3 s[oe]urs et un frère. Ma grande s[oe]ur est française.J’ai été opéré pour un calcul des reins en décembre 1994, dans un hôpital de la banlieue parisienne. Il me reste les ordonnances et d’autres documents attestant de cette hospitalisation lourde. Il me reste aussi une grosse cicatrice qui m’empêche de me baisser ou de faire certains mouvements. Je n’ai jamais demandé qu’on reconnaisse mon handicap auprès de la COTOREP.
J’ai vécu sans papiers, et pendant 6 ans je n’ai donc fait aucune démarche auprès de la préfecture, bien au contraire.
En avril 2000, j’ai eu un problème d’hypertention, des palpitations du c[oe]ur, avec une tension à 19. J’ai eu une crise sévère, avec des vomissements, je me suis retrouvé aux urgences pendant 13 jours. C’est un cardiologue qui m’a expliqué que les « oreillettes du c[oe]ur ne répondaient pas ».
Courant 2000, j’ai donc fait une demande de régularisation auprès de la préfecture de Bobigny. L’hôpital m’a fait un certificat médical.
J’ai reçu la réponse de la préfecture le 8 août 2000 : « Après avis des services de santé publique compétents, il apparaît que la nécessité de votre maintien sur le territoire français pour raisons médicales n’est pas justifiée (...) Par ailleurs, vous ne justifiez pas avoir obtenu le visa de long séjour exigé par l’article 13 de l’ordonnance [de 45].
J’ai donc fait un recours, avec l’aide de mon cousin qui est travailleur social dans un hôpital. Mais il n’y a pas eu de réponse.
Je ne peux pas rentrer en Côte d’Ivoire, je sais qu’il sera impossible de m’occuper de ma santé là-bas. Presque toute ma famille est ici en France. Ma mère qui est restée en Côte d’Ivoire est très âgée, c’est elle qui aurait besoin de mon aide pour la vie quotidienne plutôt que l’inverse !
Nous avons demandé à Patrick Mony, avocat et militant, responsable du Guide de la protection sociale des étrangers, de répondre à madame D.
- Chronique juridique (durée : 9:21, format RealAudio)
Retrouvez la chronique juridique la semaine prochaine avec Patrick Mony, avocat et militant responsable du Guide de la protection sociale des étrangers en France.
Un dossier écrit est à la disposition des auditeurs sur la plupart des questions abordées par la chronique juridique. N’hésitez pas à décrocher le téléphone ou à nous écrire pour le demander. Le numéro, c’est le 08 70 25 12 50. L’adresse postale : Migrants contre le sida, 3 rue de Nantes, 75019 Paris.
La semaine prochaine, retrouvez l’émission à 17 h sur le 106.3 de la bande FM
- Fin de l’émission (durée : 0:46, format RealAudio)
Spéciale Algérie : avec Nabil Farès, qui nous parlera de son spéctacle qui met en scène les témoignages des rescapés des nuits d’octobre 1961... Nassera du Collectif des Familles des disparus en Algérie a mis en place une permanence à Alger pour accueillir les familles des disparus, pour créer un lieu de la mémoire vivante des disparus... Ce sera aussi l’occasion de faire le point sur le vaccin thérapeutique, car plusieurs personnes, malades du SIDA en Algérie, nous ont écrit avec leurs questions pour savoir si cette recherche pourrait déboucher sur un véritable espoir ou s’il s’agit d’une chimère...
Rendez-vous donc mardi prochain, une émission à ne pas manquer.