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Vaccins anti-VIH : l’éthique de la recherche selon l’ONUSIDA
29 octobre 2001 (Quotidien du Médecin)
PARIS, 29 octobre 2001 (Quotidien du Médecin)
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Dans un document d’orientation publié en anglais et en français, l’ONUSIDA précise les principes qui doivent être mis en euvre dans la recherche de vaccins contre le VIH.
Alors que l’expérimentation de vaccins préventifs contre l’infection par le VIH à Haïti provoque une polémique entre pays sponsors (détenteurs des vaccins) et pays hôtes (où vivent les candidats), - polémique largement alimentée par l’association Migrants contre le SIDA (« le Quotidien » du 22 octobre) -, l’ONUSIDA (programme commun des Nations unies sur le VIH/SIDA)* publie un document intitulé « Considérations éthiques dans la recherche de vaccins préventifs contre le VIH ».
Dans ce livret, l’ONUSIDA propose 18 orientations « à prendre en compte dans les activités de mise au point de vaccins ». Ces orientations ont été élaborées à la suite de nombreuses réunions rassemblant juristes, activistes, chercheurs en sciences sociales, spécialistes d’éthique, spécialistes des vaccins, épidémiologistes, représentants des ONG, personnes infectées par le VIH et personnes engagées dans la politique sanitaire. L’ONUSIDA précise qu’il ne lui a semblé « ni nécessaire, ni utile » de remplacer les textes existants sur le sujet, notamment la Déclaration d’Helsinki qui pose les principes éthiques applicables à toutes les recherches médicales (voir ci-contre). Mais l’organisation souhaite affirmer un certain nombre de principes dans le cas des recherches d’un vaccin anti-VIH. Parmi ces principes :
- Renforcement des capacités dans les pays ou communautés hôtes, afin que ces pays soient en mesure de garantir la réalisation éthique et scientifique de la recherche. L’ONUSIDA constate en effet que les pays où sont testés les vaccins sont « le plus souvent » des pays en développement. Il est par ailleurs précisé que « les essais cliniques de vaccins préventifs contre le VIH ne devront être entrepris que dans les pays et les communautés qui ont la capacité pour réaliser une évaluation éthique et scientifique adéquate, compétente et indépendante ».
- Protection de populations vulnérables. Dans les pays en développement qui constituent les cibles privilégiées des essais vaccinaux, certaines populations sont vulnérables. L’ONUSIDA recommande d’en tenir compte dans le protocole de recherche. Ce document devra « décrire les contextes sociaux » qui pourraient engendrer des conditions d’exploitation des participants aux essais ou accroître leur vulnérabilité. Il est indiqué qu’en règle générale, les phases initiales du développement clinique des vaccins contre l’infection par le VIH devront être entreprises dans les communautés les moins vulnérables, « d’ordinaire dans le pays du sponsor ».
- Indication des risques. L’ONUSIDA exige que le protocole de recherche précise, « de manière aussi complète que cela est raisonnablement possible », la nature, l’importance et la probabilité des risques potentiels qui pourraient résulter de la participation d’un essai clinique de vaccin préventif contre le VIH. Le protocole devra aussi préciser les dispositions à prendre lors de la survenue de ces risques y compris l’accès pour les participants « au plus haut niveau de soins et traitements », l’indemnisation des dommages causés par la recherche et l’accès à un soutien psychosocial et juridique le cas échéant. Chaque personne candidate aux tests doit donner son consentement « autonome et éclairé », fondé sur une information « complète, exacte, transmise de façon appropriée et clairement perçue ».
- Les enfants. Il convient, selon l’ONUSIDA, de les inclure dans les essais cliniques, afin de « vérifier l’innocuité, l’immunogénicité et l’efficacité des vaccins » en ce qui les concerne.
Haïti : une mise au point
Mis en cause par Migrants contre le SIDA, les centres GHESKIO (Groupe haïtien d’étude du sarcome de Kaposi et des infections opportunistes) qui mènent la recherche vaccinale à Haïti soulignent que le protocole de recherche a notamment reçu l’aval d’agences internationales telles l’ONUSIDA. Dans une « mise au point », le Dr Jean William Pape, directeur des centres GHESKIO, se défend d’utiliser la population des bidonvilles de Port-au-Prince comme cobaye. « Pour protéger les volontaires contre d’éventuels effets secondaires, les firmes de production de ces candidats vaccins ont signé une police d’assurance devant les couvrir. Pour s’assurer de la compréhension des messages, les volontaires ont bénéficié de plusieurs sessions de counselling individuelles. Une brochure en créole a été réalisée », écrit-il. Le Dr Pape indique également qu’il « est déjà acquis que ceux (les candidats) qui deviendraient infectés par leur comportement au cours des essais bénéficieraient de la trithérapie ».
Anne-Marie GAUDIN
* 20, rue Appia, 1211 Genève 27, Suisse, fax (41.22) 791.41.87, www.unaids.org.
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Vaccins anti-VIH : l’éthique de la recherche selon l’ONUSIDA
Une concertation /confrontation entre les différentes tendances est necessaire pour mieux se situer ; Cependant, étant donnée que personne(niles personnes nanties, ni les démunis)n’est à l’abris d’une affection et /ou infection si cette personne n’est pas vccinée contre lesdites affection/infection quelque soit sa position géographique.
Il ya lieu dans ce contexte de poursuivre les recherches pour sauver l’huumanité
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Vaccins anti-VIH : l’éthique de la recherche selon l’ONUSIDA
ne pensez vous pas que la lenteur dans la mise sur pied d,un traitement définitivement curatif resulte du fait que la maladie touche plusle pays du sud parceque tout se passe comme si cette infection relevait du miracle les verroux qu,aux à l,acces aux soit disant medicaments .les lobbies des firmes phamaceutiques se presente comme le veritable obstacleou mieux le grand vecteur de propagationde la maladie