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Médecins à diplômes étrangers
Le combat des chirurgiens-dentistes à diplôme étranger
21 décembre 2000 (La Croix)
PARIS, 21 décembre 2000 (La Croix)
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Santé. Les praticiens qui assurent les urgences dentaires en Ile-de-France sont en grève. Titulaires de diplômes non européens, ils réclament un véritable statut pour exercer en France.
Tous les jours, à l’hôpital public, ils accueillent et soignent des dizaines de patients. Dans ce même hôpital public, ils passent aussi une bonne partie de leurs nuits, leurs week-ends et leurs jours fériés. Sans un statut véritablement solide et pour des salaires qui, parfois, ne dépassent pas 5 000 F par moi (762 Euros). « Nous sommes des praticiens fantômes », affirme l’un. « Une main-d’oeuvre corvéable à merci », dit un autre.
Depuis samedi, les chirurgiens dentistes qui travaillent au centre des urgences dentaires de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris ont décidé d’entamer une grève "illimitée" des soins non-vitaux afin d’obtenir un statut qui leur permette d’exercer dans des conditions décentes. Un mouvement qui n’est pas anodin. Ce service de la Pitié-Salpêtrière est en effet le seul centre d’urgences dentaires qui fonctionne la nuit et le week-end sur Paris et même toute l’Ile-de-France.
Autre particularité : ce service ne fonctionne que grâce à des chirurgiens-dentistes titulaires de diplômes obtenus dans un pays n’appartenant pas à l’Union européenne et donc sans équivalence directe avec les diplômes français. "Si nous sommes tous là à faire ces gardes aux urgences, c’est parce que l’hôpital n’a personne d’autre sous la main, explique l’un d’eux. Parce qu’il ne faut pas rêver. Je vois mal pourquoi un collègue français viendrait travailler aux urgences alors qu’il peut gagner en deux heures ce qu’on gagne en une nuit de garde."
Venus principalement du Moyen-Orient, du Maghreb, ou d’Amérique latine, ces chirurgiens-dentistes sont, en général, arrivés en France il y a dix ou quinze ans pour poursuivre leur formation et passer un diplôme de spécialité. Ensuite, ils sont restés pour différentes raisons. Par choix, par amour de la France ou pour poursuivre leur carrière. Parfois, c’est la vie qui est passée tout simplement. Certains se sont mariés, ont eu des enfants, ont même acquis la nationalité française.
D’autres praticiens sont arrivés en France ou ne veulent plus en repartir à cause de problèmes politiques ou du climat d’insécurité qui règne dans leur pays. "Moi, je suis venue en 1991 pour faire une spécialité d’orthodontie. Mais aujourd’hui, il est hors de question que je retourne en Algérie, étant donné le climat qui règne actuellement là-bas et les pressions que subissent les femmes au quotidien", explique Samia, qui préfère que son nom de famille ne soit pas cité.
"Nous sommes payés 75 F bruts de l’heure"
Avec cette grève, les chirurgiens dentistes veulent obtenir un statut comparable à celui de leurs collègues médecins ou pharmaciens à diplôme étranger qui, depuis 1995, ont pu bénéficier, sous certaines conditions, de diverses mesures visant à régulariser leur situation au sein du système de santé et à leur donner une autorisation d’exercice en libéral. "Nous souhaitons avoir les mêmes droits que les médecins et donc pouvoir passer l’examen d’aptitude pour devenir praticien adjoint contractuel (PAC)", explique le docteur Ibrahim Ay, porte-parole de la commission des chirurgiens-dentistes du syndicat national des praticiens adjoints contractuels (SNPAC). "Car, pour l’instant, ajoute-t-il, nous exerçons dans la précarité la plus totale. Nous travaillons à l’hôpital public sans avoir aucun statut, sans être inscrit au conseil de l’ordre. Nous sommes de simples vacataires, ce qui signifie que, demain, on peut tous se retrouver à la porte sans aucun recours."
À la Pitié-Salpêtrière, les urgences dentaires commencent en semaine à 17 h 30 pour s’achever le lendemain à 8 h 30. Le samedi, le médecin prend la garde à 12 h 30 jusqu’à 8 h 30 le dimanche. Ensuite, la relève est assurée par un autre praticien qui travaille vingt-quatre heures d’affilée jusqu’au lundi matin. "Exercer aux urgences est une tâche particulièrement éprouvante. Le dimanche, le chirurgien-dentiste, qui est seul, peut traiter jusqu’à 100 ou 120 patients d’affilée. Pour ce travail particulièrement éprouvant, nous sommes payés à la vacation au tarif de 75 F (11,43 Euros) brut de l’heure", souligne le docteur Mohammed Djemil, président de la commission des chirurgiens-dentistes du SNPAC.
"À cinq, on gagne le salaire d’un praticien hospitalier à mi-temps"
Au total, une quarantaine de chirurgiens-dentistes se partagent ces gardes d’urgence. Ce qui ne permet pas à chacun de pouvoir gagner sa vie. Parallèlement, tous sont donc obligés de travailler dans d’autres établissements de soins comme assistants ou attachés associés. "Au service dentaire de la prison de Fleury-Mérogis, nous sommes cinq vacataires avec un diplôme étranger. L’autre jour, en faisant nos calculs, on s’est rendu compte qu’à nous cinq, on gagnait exactement la même chose que le praticien hospitalier qui est à mi-temps", raconte Samia. Le docteur Ay s’interroge : "Il y a quand même un paradoxe. On nous confie des vacations dans des consultations hospitalières, on nous demande d’encadrer des étudiants et on nous charge même d’assurer les urgences pour toute l’Ile-de-France. Cela signifie donc qu’on reconnaît que nous sommes compétents. Pourquoi alors ne pas vouloir reconnaître cette compétence en nous donnant un véritable statut ?"
Ces professionnels sont d’autant plus amers qu’ils estiment avoir largement fait la preuve de leurs capacités en France, notamment en passant de multiples diplômes. Depuis son arrivée de Syrie en 1987, le docteur Saib Jaiouch a, par exemple, obtenu trois certificats d’études spécialisées (CES), trois diplômes universitaires (DU), un diplôme d’études approfondies (DEA) et, pour finir, un doctorat. "Malgré tout cela, je suis toujours attaché dans quatre hôpitaux différents pour un salaire mensuel d’environ 10 000 F (1 524, 50 Euros) par mois. Alors que j’ai 40 ans et trois enfants", soupire ce médecin qui avoue, avec franchise, ne pas trop savoir quoi répondre lorsque sa fille de 12 ans lui demande s’il est réellement chirurgien-dentiste. Ou bien lorsque son fils lui dit que, plus tard, il ne voudra pas faire le même métier que lui.
Pierre Bienvault
La position du gouvernement
Les chirurgiens-dentistes à diplôme non-européen ont manifesté hier devant le secrétariat d’État à la santé pour exprimer leur mécontentement. Dans l’entourage de Dominique Gillot, on tient d’abord à préciser que ces praticiens ne travaillent pas dans l’illégalité. "Ils exercent à l’hôpital en tant qu’assistants ou attachés associés, c’est-à-dire deux statuts, qui ne sont peut-être pas très confortables, mais qui ont une réalité juridique bien réelle, explique un conseiller. Pour le reste, il faut savoir que ces personnes, qui sont environ 80 en France, peuvent obtenir, dans un délai plus ou moins long, une autorisation d’exercice en passant un certificat de synthèse clinique et thérapeutique (CSCT)." Une réponse qui agace les grévistes de la Pitié-Salpêtrière, lesquels affirment que plusieurs d’entre eux ont passé le CSCT depuis des années mais n’ont toujours pas obtenu leur inscription au conseil de l’ordre.
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Le combat des chirurgiens-dentistes à diplôme étranger
Il est évident que cette situation est honteuse, d’une part pour les hôpitaux qui utilisent le pretexte des statuts pour utiliser une main d’oeuvre bon marché alors qu’elles devraient être solidaire du combat par des actions concrètes, d’autres part pour l’état qui dit blanc et fait noir et ce, dans énormement de domaine autre que la santé public.
Comment faire confiance alors, lorsque l’on se sent lésé par le système, et que l’on a l’impression d’avoir pieds et poings liés ???
Serait ce une nouvelle forme de colonialisme ? j’entend par la que les pays occidentaux se sont enrichis sur le dos des pays du sud, et maintenant, alors que la France est, soit dit en passant, le pays des droits de l’homme, elle utilise de la main d’oeuvre étrangère entièrement intégrée, avec des statuts entièrement différents et donc des avantages moindres mais tous les inconvénients possibles et imaginables.
J’ai un ami chirurgien dentiste qui gagne 2000 euros net par mois pour 1 journée et demi par semaine, est ce normal de se dire que d’autres, parce qu’ils sont étrangers doivent toucher moins en travaillant énormément plus ?
Ou sont leurs droits dans ce pays des droits de l’homme et ou sont les devoirs de la France des droits de l’homme ???
La france est elle prête à reconnaitre et à defendre les droits de chacun dans une société qui se dit égalitaire (liberté, égalité, fraternité ne sont ils pas les trois mots répresentant notre nation) quelles que soient les couleurs, les origines, les cultures, les religions de chacun ???????????
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Le combat des chirurgiens-dentistes à diplôme étranger
Le conseil de l’Ordre protége les finances de ses adherents, mais provoque aussi l’inflation médicale. Nous allons voir sa decision concernant les video neofoetales non faites par ses specialistes. On parie
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Le combat des chirurgiens-dentistes à diplôme étranger
Qu’en est t’il des chirurgiens dentistes étrangers ayant acquis l’équivalence, et qui n’ont jamais été autorisés à éxercer.
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Le combat des chirurgiens-dentistes à diplôme étranger
je vous remercie pour votre site je voudrai simplement vous dire que je suis chir det diplome (algerie),je suis de nationalite fraçaise et je peux vous dire (egaré),j’arrive pas jusqu’a present à trouver le meilleur chemin pour valider mon (fameux) diplome.
merci d’avance.
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Le combat des chirurgiens-dentistes à diplôme étranger
bonjour
ça fait quelques mois que je suis là et je travail comme assistant dentaire dans un centre medical
j’ai fai un CES et je vais commencer un DU
je suis tunisien et j’aimarais exercer en france car ma femme est ici.
pouriez vous me tenir au courant des nouvelles et me prevenir quant il y a des greves car je veux bien etre un membre actif de votre association
Aussi pourriez vous me renseigner sur les demarche a faire pour faire des gardes ou des vacations, merci.
confraternellement ,DR CHADDI
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Le combat des chirurgiens-dentistes à diplôme étranger
Bonjour,
Je suis très intéréssé par la suite de leur révendication ! Où-en-est-on aujourd’hui ?
Rabary
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Le combat des chirurgiens-dentistes à diplôme étranger
je vous ecrits ce mail parce que je suis vraiment désespéré je suis chirurgien dentiste de nationalité française diplômé de l’université d’Alger ça fait plus de deux ans que j’essaye de trouver une loi ou un examen qui me permettra d’exercer en France mais malheuresement rien pour le moment et là je fait un appel est ce qu’il y’a quelqu’un qui pourra m’aider et me rensigner merci d’avance.