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Algérie : soutien à Mohamed Smaïn, militant des droits de l’Homme à Rélizane
1er mars 2002 (interassociatif)
PARIS, 1er mars 2002 (interassociatif)
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Le 24 février 2002, le verdict est tombé : Mohamed SMAà ?N est condamné en appel à une peine d’un an de prison ferme et au paiement de dommages et intérêts de 30000 DA pour chacun des neuf plaignants. Il se pourvoit en cassation.
C’est un nouveau coup dur pour les militants algériens des droits de l’Homme. A l ’approche des élections législatives prévues pour le 30 mai prochain, l’avertissement est clair : le régime ne veut pas de vagues.
Mohamed SMAà ?N continue de subir harcèlements, pressions, répressions et condamnations de plus en plus lourdes. Son histoire est connue depuis 1998. Responsable de la LADDH (Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme) pour l’Ouest du pays, il était accusé de diffamation pour avoir fait connaître la réalité des charniers à RELIZANE en défendant le droit des familles des disparu(e)s à obtenir une réponse correcte à la question : que sont devenus nos enfants, où sont nos enfants ? ».
Pourtant Mohamed SMAà ?N est victime d’un faux procès destiné à étouffer la vérité tout en favorisant l’impunité. La réalité est celle d’un groupe paramilitaire (le GAT) organisé par HADJ FERGANE vers 1993 et placé sous le contrôle direct de la DRS ( Direction recherche et sécurité » de l’armée nationale populaire) au niveau de la wilaya de RELIZANE. Le groupe est responsable d’enlèvements suivis de disparitions et d ’assassinats à grande échelle, selon les témoignages directs des proches des victimes.
Le « crime » de Mohamed SMAà ?N a été d’entreprendre des recherches au nom des familles de disparu(e)s, de découvrir la réalité des charniers, de reconnaître avec d’autres témoins la responsabilité de HADJ FERGANE avec son groupe et, de les dénoncer publiquement aux algériens et à l’opinion publique internationale.
En 1998, HADJ FERGANE et six de ses compagnons sont mis en accusation par la population. Le groupe est mis aux arrêts le 27 mars 1998 puis libéré quinze jours plus tard. La réaction officielle est qu’ « une information judiciaire, ouverte le 11 avril 1998 sous le numéro 885/257/98, est toujours pendante devant la juridiction militaire d’Oran ».
La célérité avec laquelle Mohamed SMAà ?N est poursuivi et condamné contraste avec la lenteur de l’instruction intentée à l’encontre de HADJ FERGANE et de son groupe. Il s’agit là de la preuve manifeste d’une justice aux ordres.
Un comité de soutien à Mohamed SMAà ?N, qui vient de se mettre en place, salue son courage de défenseur des droits de l’Homme et se tient à ses cotés pour obtenir sa relaxe et sa réhabilitation. Le vrai procès de RELIZANE est celui des charniers, de l’établissement de leur réalité et du jugement des vrais coupables et de leurs commanditaires. Le comité de soutien appelle les militants et associations de défense des droits de l’Homme à le rejoindre.
Vous pouvez contacter le comité aux adresses suivantes :
ADHT
6 rue neuve Popimcourt-75011 Paris
algeriedht@hotmail.com
Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie
21 ter rue Voltaire-75011 paris
yndutour@netcourrier.com
Comité de soutien à Mohamed SMAà ?N
Tél : +33 1 43 44 87 82
Fax : +33 1 49 28 09 30
Mél : tous_des_smain@yahoo.fr
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Algérie : soutien à Mohamed Smaïn, militant des droits de l’Homme à Rélizane
Fergane Mohamed dit Nani ’Ex" maire de Relizane n’a pas etait arrete le 27-3-1998 comme il est indique sur le texte mais bien la nuit de mardi a mercredi 7-8 avril 1998 car je me rapelle bien que le samedi 15-4-1998,je me suis sauve de l’algerie a la distination de la Hollande Or c’est a cause de lui que j’ai quitte mon pays et mes enfants Etant libere le mercredi 15-4-1998,il avait jure de m’enlever et m’assassiner apres avoir etait informe que c’est moi en ma qualite d’ancien officier de l’armee et jounaliste de mon etat qui etait a l’origine de son arrestation et la source de tous ses maux.Et a ce sujet et en presentant des preuves valables que les autorites Neerlandaises m’ont accordees le refuge politique dans leur pays.
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Algérie : soutien à Mohamed Smaïn, militant des droits de l’Homme à Rélizane
rectificatif:L’assassin Ferguene et ses chiens ont ete arretes la nuit de mardi au mercredi-7-8 avril 1998[aid el adha] et non comme a ete indique dans ce texte le 27 mars et qu’il a ete libere par ses chefs le mercredi 15 avril 1998 et le samedi 18 avril 1998,j’ai quitte le pays en direction de la Hollande et ce apres que j’ai ete informe par un de ses acolytes qu’il avait m’envisage de me liquider. Actuellement,refugie politique en Hollande,je soutiens en ame et corps et avec force le frere Hadj Mohamed Smain [dit hadj sem-aani]
Mimoun
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Algérie : soutien à Mohamed Smaïn, militant des droits de l’Homme à Rélizane
les victimes habitent toujours dans un monde moral dans lequel des droits existent ou sont largement reconnus,et dans lequel les violations sont nommées .une fois encore ,je ne vais pas spéculersur la nature de ce monde ,et encore moins sur les fondements .je me pose simplement la question de savoir si les personnes y vivant ont droit à un super -Etat qui serait tenu de pénétrer le territoire de leur Etat pour les protéger de la violence de ce dernier. c’est térrible , tous les algériens comme d’autres qui approchent de prés l ’algérie savent pertinament l’ampleur de l’instrumentalisation de la violence par les généraux pour des raisons , nul ne semble ignorer.mais qui préfèrent se taire et laisser à la confusion entretenue le soin de faire son oeuvre de pourrisement de la vérité. on est loin de l’expérience de l amérique latine (chili ,argentine ...)ou la société civil a réussi donner un élan au problème des "disparus" sur le plan intenationnal avec le slogan "plus jamais ça" je me demande pour nous algériens ,c’est pour quand nous aurons ce courage pour faire l’examen de conscience et s’ approrier notre histoire tel quel et sans complexes ,et lutter contre les amnesties succecives qui n’ont engendré que violences et amnesie.vérité et justice ne veut pas dire : attiser la haine comme ils prétendent certaine morlistes, les algériens savent pardonner mais pardonner dans l’honneur et la dignité !