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Maghreb SIDA 2002 : notre point de vue sur la déclaration officielle de l’ONUSIDA à propos de l’épidémie du SIDA dans les pays du Maghreb
17 décembre 2002 (Migrants contre le sida)
PARIS, 17 décembre 2002 (Migrants contre le sida)
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Les malades du sida des pays du Maghrebdurée : 9:00
Algérie : conditions de vie et luttes des malades du sida
- Les malades du sida des pays du Maghreb (durée : 9:00)
Samia : Alors qu’une conférence réunissant des représentants de quatorze pays arabes s’est achevée vendredi à Tunis, voici quelques-uns de nos propres constats qui font état des liens de solidarité tissés depuis 1999 avec des familles concernées par la maladie vivant dans les trois pays du Maghreb.
Reda : Sur le point de vue officiel de l’ONUSIDA, l’agence de l’ONU chargée de coordonner l’action de lutte contre le sida, il y a des choses à dire. L’ONUSIDA reconnaît l’insuffisance des services de surveillance épidémiologique, déclarant qu’il est « possible que des épidémies cachées se propagent dans la région ». Elle ajoute : « la tendance semble indiquer une hausse des taux d’infection à VIH ». Bref, l’épidémie s’aggrave, cela est clair.
Par rapport à la langue de bois onusienne, ces constats sont révélateurs d’un malaise grandissant pour des autorités de santé publique, notamment celles des trois pays du Maghreb, qui ont aujourd’hui pris conscience qu’en fait l’explosion de l’épidémie a déjà eu lieu.
En effet, nous pensons que la contamination des personnes aujourd’hui pris en charge ou au moins recensés en tant que malades dans les pays du Maghreb remonteraient en fait aux années 90. Cela impliquerait l’installation de l’épidémie dans notre région depuis au moins dix et probablement vingt ans, date à laquelle ont eu lieu les premières expulsions par le gouvernement français de gens déjà en stade SIDA.
Samia : Reda, y a-t-il des choses que l’ONUSIDA ne dit pas sur l’épidémie ?
Reda : Oui, L’ONUSIDA ne reconnaît pas l’origine de l’épidémie « émergente » dans les 3 pays du Maghreb : la France porte une responsabilité directe dans l’épidémie des pays du Maghreb, car elle a laissé les familles maghrébines de France seules face à l’épidémie, sans moyens pour organiser la solidarité ou la prévention.
L’immobilisme des pouvoirs publics français face à l’épidémie qui a décimé un pan entier de la jeunesse maghrébine des années quatre-vingt est directement responsable de l’épidémie qui s’est durablement installée dans les pays du Maghreb.
Samia : Beaucoup de gens parmi en France pensent que le pire de l’épidémie du sida chez les Maghrébins en France est derrière nous... Qu’en penses-tu ?
La France est le seul pays au monde au sein duquel une minorité arabe paye un si lourd tribut à la maladie : aujourd’hui encore, de nombreux rescapés de la première épidémie du sida chez les Maghrébins de France meurent de la co-infection par le virus du sida et celui de l’hépatite C et des injustices de la prison, de la Double Peine, et de la misère économique.
De plus, une deuxième épidémie « silencieuse » se propage aujourd’hui en France au sein de la communauté maghrébine. Si pour l’instant elle est « invisible » (malgré de nombreux indices), c’est qu’il faudra attendre cinq à dix ans avant de voir les personnes récemment contaminées par le virus arriver à l’hôpital au stade SIDA.
Pendant ce temps-là, les personnes vivant dans le Maghreb, contaminées pendant les années 90, commencent elles à arriver dans les hôpitaux de nos pays d’origine, à l’hôpital El-Kettar en Algérie, à celui de Rabta à Tunis, et au Maroc.
Samia : Le Comité des familles arabes et africaines solidaires pour survivre au sida est en contact depuis 1999 avec des séropositifs en Tunisie, en Algérie et au Maroc. Quelle est la situation des familles dans ces trois pays ?
Reda : Selon les familles en contact avec le Comité, voici quelques-uns des principaux problèmes :
- des inégalités dans l’accès aux traitements, même lorsque officiellement la trithérapie est « gratuite » pour tous les malades (alors que les gouvernements ont les moyens de les fournir) ;
- une protection sociale en lambeaux ;
- l’inexistence de moyens pour permettre aux familles d’organiser la solidarité ;
- l’arrogance des soignants malgré leur manque d’expérience en soins VIH ;
- l’absence de cadre juridique garantissant la protection des droits des séropositifs ;
- l’absence de débat public et de grandes campagnes nationales sur la maladie.
Samia : Peut-on parler de la situation de l’Algérie ? On a déjà dit dans l’émission qu’il y aurait plus de 50 000 séropositifs dans ce pays, comment vivent-ils ?
Reda : l’ensemble des malades pris en charge à l’hôpital El-Kettar (Alger). Une trithérapie unique, pas forcément adaptée pour tous, est gratuite, mais les ruptures de stock sont fréquentes et la prise en charge des maladies opportunistes est à la charge des familles.
En novembre 2001 déjà, une étude montrait un taux de séropositivité de 1% parmi les femmes enceintes.
L’infrastructure de santé a été saccagé par la guerre, par la privatisation ; des médecins nous parlent du retour des épidémies (peste, choléra, etc.).
Au Sud du Sahara, le gouvernement algérien semble tenter d’émuler les pires pratiques des gouvernements européens dans l’accueil des réfugiés de nos frères et nos s[oe]urs du reste du continent. C’est un sujet sur lequel nous reviendrons prochainement.
Samia : On a évoqué la prise de conscience des autorités de santé publique sur le sida en Algérie, où en sont les autorités aujourd’hui ?
Le Ministère des Affaires étrangères français a donné 1 million de francs à l’OIM, une agence de l’ONU, pour sous-traiter une recherche sur les besoins de la lutte contre le sida en Algérie. Les responsables de santé publique en France et en Algérie ne nient plus la gravité de l’épidémie. Là aussi, il y a beaucoup à dire et nous y reviendrons.
Notre dossier sur le sida en Algérie et dans le Maghreb
- Réunion de 12 pays arabes à Tunis : Les familles du Maghreb face au sida
PARIS, 13 décembre 2002 (Radio Orient) - ONUSIDA : le point sur l’épidémie au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (2002) (Acrobat PDF, 69 Ko)
- Rubrique des auditeurs : l’Algérie face au sida
- Algérie : des familles solidaires pour survivre au sida
- Algérie : bilan de notre Appel pour récolter des médicaments
- Algérie : la rupture d’antirétroviraux frappe des personnes gravement malades
- Chronique juridique : droit d’une veuve d’un travailleur immigré décédé en France du sida
- Malades du sida au Maghreb : conditions de vie (1999)
Des Algérien-ne-s concernées par le VIH prennent la parole
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Maghreb SIDA 2002 : notre point de vue sur la déclaration officielle de l’ONUSIDA à propos de l’épidémie du SIDA dans les pays du Maghreb
je sui malade de sida aider moi a se oinier stp et je sui vraiment timide est c est vous mon esspoir merci
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Maghreb SIDA 2002 : notre point de vue sur la déclaration officielle de l’ONUSIDA à propos de l’épidémie du SIDA dans les pays du Maghreb
comment sa se passe la transfaire du virus sida dans le rapor sexsuelle alor que il ya pas de sen de don koi que le transmission elle se passe toujour avec le sen