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Dons de médicaments | Serge Barbereau
Trafic de médicaments contre le Sida : que peuvent faire les familles solidaires de leurs proches malades au pays d’origine
19 novembre 2002 (Migrants contre le sida)
PARIS, 19 novembre 2002 (Migrants contre le sida)
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Trafic de médicaments contre le sidadurée : 11:21
Familles maghrébines et africaines en lutte pour survivre au sida, ici et dans nos pays d’origine
- Trafic de médicaments contre le sida (durée : 11:21)
Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire sur un trafic de médicaments antisida entre l’Afrique et l’Europe. Saisi de l’enquête, et d’une plainte du Laboratoire Glaxo, le juge Beaudouin Thouvenot vient de mettre en examen un homme d’affaires Français pour "escroquerie en bande organisée". Arnaud B. soupçonné d’avoir coordonné le trafic, a été placé sous contrôle judiciaire, avec obligation de verser une caution de 150.000 Euros.
À travers lui, les enquêteurs soupçonnent un réseau international d’avoir détourné des tri thérapies vendues à bas prix à des pays d’Afrique francophones pour les écouler en Europe du Nord et de l’Est. "Pour le seul Sénégal, au moins 4.000 lots de médicaments ont été détournés tous les mois depuis un an", résume un enquêteur, soupçonnant des détournements identiques au Congo-Brazaville, en Côte d’Ivoire, et dans d’autres pays francophones.. Le trafic aurait d’ores et déjà rapporté entre 12 et 15 millions d’Euros à ses auteurs.
Les médicaments anti-rétroviraux fabriqués en France pour le compte du groupe pharmaceutique britannique Glaxo étaient destinés au Sénégal et d’autres pays africains où ils devaient être revendus à prix réduits à la population locale.
En Afrique, les médicaments ne seraient en fait jamais allés plus loin que les aéroports. Au lieu d’arriver vers les programmes humanitaires, ils restaient un ou deux jours à l’aéroport puis étaient réacheminés vers la Belgique.
Reda : Une personne qui soutient le collectif en récoltant des médicaments antirétroviraux s’est vu, pour la première fois, refusé tout don de médicament par une pharmacie hospitalière. Le pharmacien a cité le trafic de médicaments pour justifier de son refus : « vu ce qui s’est passé, on ne donne plus de médicaments ». Une telle prise de position est-elle justifiée à l’examen des faits ? Que signifie cette affaire de trafic de médicaments pour les familles qui tentent de répondre aux besoins de nos frères et nos s[oe]urs malades au pays d’origine ?
Samia : Réponse et discussion avec Serge Barbereau, pharmacien du Réseau Médicaments et Développement qui travaille sur l’amélioration des dons de médicaments.
Samia : Serge Barbereau, du Réseau Médicaments et Développement, réaction suite à l’ouverture par la justice française d’une enquête sur un trafic de médicaments contre le sida. Plus d’infos dans les semaines qui viennent. C’était l’actualité des séropositifs issus de l’immigration et de la banlieue. Restez avec nous pour la suite de l’émission.