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Catherine Chardin | Politiques de santé
Catherine Chardin : une stratégie de prévention du VIH déjà obsolète
15 octobre 2002 (Migrants contre le sida)
PARIS, 15 octobre 2002 (Migrants contre le sida)
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Intervention de Catherine Chardindurée : 19:23
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Réactions de la salle et débatdurée : 19:23
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Faut-il parler du sida quand on fait de la prévention ?durée : 4:53
La santé publique officielle face aux oubliés de la maladie
- Intervention de Catherine Chardin (durée : 19:23)
- Réactions de la salle et débat (durée : 19:23)
- Faut-il parler du sida quand on fait de la prévention ? (durée : 4:53)
La politique sida dépend en principe du Ministre de la Santé. Alors que près de la moitié des séropositifs en France sont issus de l’immigration, alors que l’énorme majorité vivent avec moins de 3000 francs par mois, nous avons du attendre jusqu’au 1er décembre 2001 pour qu’un ministre évoque cet énorme tribut payé par les familles issues de l’immigration et de la banlieue à cette maladie.
Alors pourquoi les dirigeants du Centre régional d’information et de prévention du sida, à l’initiative de cette rencontre, ont-ils choisi d’inviter Catherine Chardin, une chargée de mission sans statut au sein du Ministère, et non pas le ministre ou le directeur général de la Santé ?
En fait, ces derniers ne savent probablement pas grand chose de l’action de l’Etat en direction des immigrés touchés par le VIH. À la dernière conférence de presse organisée par le Ministère à l’occasion du 1er décembre, le Ministre était incapable de répondre aux questions les plus simples sur les immigrés face au sida. La santé publique est restée sourde, muette et aveugle face à la souffrance et aux combats des immigrés pour survivre au sida.
Aujourd’hui, en 2002, le nouveau gouvernement a déjà supprimé certaines subventions aux associations issues de la réduction des risques, a annoncé plusieurs suppressions arbitraires de soutien à des projets de prévention ou d’informations... Dans ce contexte, il est évident que pour les gens qui vivent avec ce virus ou leurs proches, compter sur les acquis existants, se dire qu’il suffit de prendre son traitement, de faire ses démarches administratives pour obtenir un logement ou l’AAH, apparaît de plus en plus comme une voie sans issue. Sans réelle mobilisation des familles concernées, il est clair que les malades parmi nous — usagers de drogue, détenus, galériens de tosu bords — vont en baver.
À la rencontre du CRIPS, la représentante du Ministère s’était malheureusement bornée à présenter un document déjà obsolète au moment de sa publication : c’était la stratégie de prévention du VIH-SIDA pour les années 2001-2004, publiée par un ministre sortant quelques mois avant les législatives.