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Émission du 2 octobre 2001 (n° 109)
2 octobre 2001 (survivreausida.net)
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Chronique juridique : Madame D.Z.
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Vivre avec le VIH-2
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Les séropositifs, le sexe et l’amour 1
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Les séropositifs, le sexe et l’amour 2
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Les séropositifs, le sexe et l’amour 3
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L’Intifada a un an...
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Ce sont les ordres
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Écouter...
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Sommaire de l’émission n° 109
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Nabil Farès, 17 octobre 1961
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Paula Munderi, deuxième partie
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Fin de l’émission
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Présentation de l’émission n° 109
- Sommaire de l’émission n° 109 (durée : 0:51, format RealAudio)
Reda : Bonjour Shirine, bonjour à toutes et à tous.
Shirine : Aujourd’hui, lancement de notre nouvelle rubrique sur le sexe ! Aimée Bantsimba-Keïta est avec nous pour répondre aux questions posées avant l’émission par les auditeurs, l’idée est aujourd’hui de vous donner envie, vous aussi, d’en parler.
Reda : Restez avec nous jusqu’à 18 heures pour 4 sujets en soixante minute. Au sommaire aujourd’hui : l’écrivain Nabil Farès nous racontera son 17 octobre 1961. Il met en scène les témoignages des rescapés de ces nuits d’octobre 1961.
Shirine : Cette émission répond chaque semaine aux questions posées par les auditeurs. Aujourd’hui, c’est notre amie Annie Leprêtre qui répond à Fatimata à propos de la vie quotidienne avec le VIH-2.
Reda : Ensuite, départ vers l’Ouganda, avec Paula Munderi, un médecin aux côtés de son peuple en lutte pour survivre au sida. Deuxième volet de notre série.
Shirine : En fin d’émission ce sera la chronique juridique avec Patrick Mony, qui répond à la question d’un auditeur algérien.
Reda : Mais tout de suite, la Palestine...
L’Intifada a un an...
- L’Intifada a un an... (durée : 1:22, format RealAudio)
Et plus que jamais, Israël soumet le peuple palestinien à un système d’apartheid, conduit une guerre coloniale et mène une politique de confiscation de la terre, de l’eau ; de la mer et du ciel palestinien
La Campagne Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien appelle tous ceux qui le peuvent à partir en Palestine et en Israël en participant aux « missions civiles pour la protection du peuple palestinien »organisées chaque mois depuis l’été 2001.
Un film documentaire de Samir Abdallah, « Voyages en Palestine(s) », en « gestation », puisqu’à chaque voyage des séquences y seront ajoutées, retrace quelques moments forts des voyages précédents et permet de se faire une idée sur la situation là-bas. Il donne envie de partir tout de suite pour participer à la protection du peuple palestinien et être témoin de ce qu’il endure au quotidien. Cette campagne vise aussi l’envoi d’une force de protection internationale, à l’application des résolutions de l’Onu et et à des sanctions économiques contre Israë.
La prochaine projection de « Voyages en Palestine », c’est jeudi soir au CICP, 21 ter rue Voltaire, métro rue des Boulets. Pour en savoir plus, composer le 01 48 42 08 12.
Chronique de la précarité (2) : ce sont les ordres
- Ce sont les ordres (durée : 1:39, format RealAudio)
Un échange entre des membres de la délégation de la mission civile en Palestine et des soldats israéliens.
« Pourquoi interdire le passage ? »
« Ce sont les ordres » répond un soldat.
Marcel-Francis Kahn, membre du collectif de citoyens juifs et arabes pour les droits du peuple palestinien, discute avec lui : « Moi aussi, je suis Juif, la moitié de ma famille a été exterminée dans les camps de concentration et ce que vous dites me rappelle vraiment de mauvais souvenirs. Pendant l’occupation en France, aussi, les policiers français obéissaient aux ordres des Allemands et du gouvernement de Vichy sans se poser de questions et ils disaient, j’obéis simplement aux ordres, les ordres ça ne se discute pas... »
Le soldat se tait. Ce soldat, pas un instant on ne voit son visage à l’écran.
Comme ça, on peut imaginer à sa place tous les soldats, n’importe quel soldat de Tsahal, l’armée israélienne, ou de toutes les armées et polices du monde.
Et aussi, on se dit que la force aveugle et imbécile ne peut avoir de visage ou une face d’être humain, bref, qu’il est infilmable ce soldat qui obéit, qui se tait, qui obéit encore, qui mitraille, qui arrache les oliviers centenaires et détruit les pauvres maisons de ciment, qui arrête et torture puisque ce sont les ordres et qui tue aussi parce que ce sont les ordres.
Et on profite de cette absence de visage pour rêver un peu, qu’il est rentré chez lui, qu’il a pleuré les larmes de sa vie et que le lendemain il a jeté son arme et refusé de servir et qu’il s’est retrouvé en prison. Certains soldats israéliens courageux l’ont fait. Pas beaucoup.
Le policier qui a tué Youssef a été acquitté.
Sa collègue était morte peu de temps avant. Circonstance atténuante, il paraît. Circonstances atténuantes aussi pour tous ceux qui paniquent à l’instant d’être arrêtés tellement ils savent d’avance la violence, le mépris, le racisme et ce qui s’en suit, et qu’ils feraient n’importe quoi pour y échapper.
Mais pourquoi acquitté ?
Parce que gardien de l’ordre.
Gardien de cet ordre auquel on obéit sans se poser de questions « parce que ce sont les ordres ».
On commence par obéir aux ordres et puis on fait soi-même l’ordre, on met de l’ordre, quoi.
Nabil Farès, 17 octobre 1961
- Nabil Farès, 17 octobre 1961 (durée : 3:04, format RealAudio)
Paris, 17 octobre 1961. 40 ans plus tard, la mémoire de ces massacres, de cette justice coloniale, indélébile pour ceux qui les vécu, s’installe dans la société française. Nous avons rencontré Nabil Farès, qui présentera dans deux semaines un spectacle qui met en scène les paroles, l’expérience des rescapés des massacres.
La semaine prochaine, écoutez avez nous, en exclusivité, des morceaux choisis de cette oeuvre. Enfin, Nabil Farès sera avec nous le 16 octobre à 17h pour en reparler.
Déni de justice : témoignage contre l’oubli, c’est le titre d’une mise en scène des massacres du 17 octobre 1961. Elle sera présentée le mardi 16 octobre à 20 heures 30 au Forum des Images. L’entrée est libre. Pour en savoir plus, composez le 08 70 25 12 50.
Réponses aux questions des auditeurs : vivre avec le VIH-2
Je m’appelle Fatimata. J’ai une amie qui est séropositive (VIH 2)qui aimerait connaître comment elle peut acheter les médicaments et combien ça peut lui coûter . Elle habite à Pointe Noire au Congo-Brazzaville). Elle était à l’hôpital, c’est là où elle eu cette mauvaise nouvelle. Elle a 23ans, elle a encore la force et elle se sent bien mais elle veut commence à prendre les médicaments. L’argent, elle en a, car elle travaille. Pouvez-vous nous conseiller sur comment elle peut faire, quels sont les médicaments qu’on peut acheter et où est-ce qu’on peut les acheter. Si possible, on aimerait que vous pouvez nous répondre dans les délais possible. Je vous remercie d’avoir accepté de nous aider.
- Vivre avec le VIH-2 (durée : 9:22, format RealAudio)
Nous avons demandé à Annie Leprêtre, spécialiste du VIH-2, de répondre aux questions suivantes :
Quels médicaments sont efficaces contre ce virus le VIH-2 ? Est-ce que c’est le même médecin qui s’occupe des personnes atteintes par le VIH-1 qui peut prendre en charge une personne touchée par le VIH-2 ? Comment on attrape le VIH-2 ? Comment sait-on qu’on est atteint du VIH-2 ? En France, combien de gens sont concernés par ce virus ? Ce qu’il faut savoir quand on vit avec le VIH-2.
Vous aussi, posez votre question en composant le 08 70 25 12 50. C’est le répondeur téléphonique de l’émission. Laissez-nous un numéro de téléphone si vous souhaitez qu’on prenne contact directement avec vous.
Diasporas : Paula Munderi (2)
- Paula Munderi, deuxième partie (durée : 10:21, format RealAudio)
L’Ouganda, petit pays d’Afrique centrale, a appris a affronter l’épidémie du sida. Les malades se sont organisés. Leurs familles ne les ont pas abandonnées. Les médecins ont appris à soigner, même sans médicaments.
Paula Munderi est médecin et ougandaise. Elle a travaillé à Kampala, au plus fort de l’épidémie du sida. Dans ce deuxième volet de notre discussion, elle parle justement des réactions des familles face à cette « nouvelle peste ». Elle évoque aussi le temps écoulé pour que les nouveaux pestiférés apprennent à s’organiser, à se battre pour affronter la maladie et pour faire reconnaître ses droits.
Ce morceau de Herman Sswewanyana, fondateur du Percussion Discussion Africa, s’appelle Kisomabwire.
A quoi ressemble la vie quotidienne d’un malade du sida à Kampala ? Ce sera le thème du prochain volet de notre discussion avec Paula Munderi, mardi prochain à 17 heures.
Le débat : Les séropositifs, le sexe et l’amour
- Les séropositifs, le sexe et l’amour 1 (durée : 9:13, format RealAudio)
- Les séropositifs, le sexe et l’amour 2 (durée : 5:34, format RealAudio)
- Les séropositifs, le sexe et l’amour 3 (durée : 5:05, format RealAudio)
L’idée n’est pas d’aborder aujourd’hui tous les sujets en profondeur, mais plutôt de faire un rapide survol et de lancer la rubrique, en appelant ceux et celles qui nous écoutent à briser le silence en prenant contact avec nous avec leurs questions, leurs récits, et leurs envies...
On parlera ici des hommes et femmes issus de l’immigration africaine et maghrébine hétérosexuels des différentes générations. A quoi ressemble la vie sexuelle des séropositifs ? Comment se passe la vie d’un couple dont l’un est séropositif ? Peut-on coucher avec quelqu’un sans lui parler de son virus, si on se protège ? Peut-on faire l’amour avec quelqu’un qui a peur d’une rupture du préservatif, peur d’être contaminé ? Bref, est-il possible pour un séropositif de vivre comme tout le monde, donc d’aimer et de faire l’amour ?
Pour en parler, notre amie Aimée Bantsimba-Keïta, qui travaille depuis plusieurs années auprès des femmes séropositives.
Parmi les thèmes et les questions abordés :
L’abstinence après la découverte du statut sérologique
- L’abstinence est-elle un choix ? pourquoi on n’a plus envie de faire l’amour (culpabilisation, image du corps) ?
- Combien de temps dure cette période d’abstinence ?
- Faut-il en parler avec sa femme ou son mari ? ses autre(s) partenaires sexuels ? Comment aborder le sujet ?
- Les hommes et les femmes vivent-ils l’annonce de la séropositivité de la même manière ? Pourquoi ?
- Qu’en est-il d’une personne qui n’arrive pas à accepter sa séropositivité, à en parler avec elle-même ?
- Comment (faut-il, peut-on) répondre à la question : qui m’a contaminé ?
- Comment faire comprendre aux séronégatifs que les séropositifs font tout pour ne pas contaminer d’autres personnes, au point de se rabattre sur l’abstinence ?
La prévention quand on est séropositif et on fait l’amour
- Est-il légitime de décider de ne pas révéler son statut mais de se protéger ?
- Le séropositif est-il seul responsable de la prévention ou bien y a-t-il une responsabilité partagée ?
- Faut-il révéler son statut avec tout le monde ? Partenaires réguliers (mari/femme/amant) ou occasionnels ?
- Comment gérer des situations où on n’a pas révélé son statut, mais c’est la partenaire qui refuse la protection, parce que (par exemple) elle ressent cela comme un manque de confiance vis-à-vis d’elle ?
- Le préservatif féminin est-il la solution idéale pour les hommes ?
Vivre positivement sa sexualité, c’est possible : la maladie, les médicaments et le sexe
- Comment expliquer à son partenaire qu’on est trop fatigué/malade pour faire l’amour ?
- Le virus et/ou les médicaments modifient-ils l’envie de faire l’amour ?
- Comment s’assumer si on souffre de lipodystrophie, de cachexie (perte de poids), etc ?
C’est l’heure de la Chronique juridique
Je suis algérien et je vis en Algérie. Mon père était émigré depuis les années 50 en France. Ma mère a été contaminée par le virus VIH il y a environ 5 ans, suite à un rapport sexuel avec mon défunt père, décédé à l’hôpital à Paris en 1998. Il était résident en France au moment de son décès et était pris en charge par l’Assedic.Actuellement ma mère est à l’hôpital Mustapha Pacha d’Alger. Je n’ai pas encore son bilan biologique, son taux de CD4. Il n’est pas possible de le faire en Algérie. Les médecins ne peuvent pas faire grand chose pour elle. Il y a manque de médicaments ici. Elle est en danger de mort Elle a trois filles à sa charge. Je vous lance un SOS pour nous venir en aide. Elle a besoin d’un médicament pour une tri thérapie qui est inexistant en Algérie. Mes moyens ne me permettent pas de l’acheter.
Trois questions nous ont été posées. Voici les réponses de notre ami Patrick Mony, responsable du Guide de la protection sociale des étrangers en France.
- Chronique juridique : Madame D.Z. (durée : 9:21, format RealAudio)
Retrouvez la chronique juridique la semaine prochaine avec Patrick Mony, avocat et militant responsable du Guide de la protection sociale des étrangers en France.
Madame S est congolaise, pas algérienne, mais son histoire ressemble à celle que nous avons évoquée aujourd’hui : son mari, français, est décédé du sida. Avec l’aide des proches, elle a réussi à rentrer de Kinshasa à Paris alors qu’elle-même est gravement malade. Nous parlerons des possibilités pour obtenir une couverture maladie permettant de se soigner sans sortir d’argent, du combat à mener, pour vivre et se soigner dans la dignité.
Un dossier écrit est à la disposition des auditeurs sur la plupart des questions abordées par la chronique juridique. N’hésitez pas à décrocher le téléphone pour le demander. Le numéro, c’est le 08 70 25 12 50.
La semaine prochaine, retrouvez l’émission à 17 h sur le 106.3 de la bande FM
- Fin de l’émission (durée : 0:46, format RealAudio)
Haïti, le pays de la Révolte de Saint-Domingue, au sommaire mardi prochain. Depuis plusieurs mois des médecins haïtiens se mobilisent pour dénoncer les expérimentations médicales sur la santé des populations des bidonvilles de Port-au-Prince. Le 9 octobre à 17 heures, retrouvez nous pour le débat avec Elysée Louissaint (en direct de Port-au-Prince), Alain Sobel, Moïse Udino et d’autres invités.
Également mardi 9 octobre : Alain Molla du Conseil national du Sida nous rejoindra pour discuter des dégâts de la prohibition des drogues en France.
N’hésitez pas à nous proposer des sujets, des thèmes qui comptent dans la vie des séropositifs issus de l’immigration, en composant le n° 08 70 25 12 50.
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Émission du 2 octobre 2001 (n° 109)
je ne vois pas le rapport entre la lutte conte le sida et l’indigne souillure de l’honneur d’un soldat de Tsahal, qui mène une guerre juste au péril de sa vie, il obéit aux ordres, ceux qui font de lui un soldat et non un terroriste, ceux qui protègent un peuple entier, ceux qui font de Tshahl une armée puissante et qui, si Dieu veut, vaincra.