Accueil du site > À écouter, à voir > Articles (1995-2002) > 2002 > 07 >
Laurent Zarnitsky
Entretien avec Laurent Zarnitsky : quelle place pour les centres de santé dans l’égalité des droits face à la maladie ?
2 juillet 2002 (Migrants contre le sida)
PARIS, 2 juillet 2002 (Migrants contre le sida)
1 Message | Réagir à cet article | Recommander cet article | Votez pour cet article
-
Écouter: Laurent Zarnitsky 1 (MP3, 1.4 Mo) -
Écouter: Laurent Zarnitsky 2 (MP3, 2.5 Mo)
Médecin généraliste issu de la Seine St-Denis, Laurent Zarnitsky travaille aujourd’hui dans le 15e arrondissement, au sein d’un centre de santé. Médecin de banlieue, il a traversé l’épidémie du sida qui a frappé en particulier les usagers de drogue des quartiers.
Laurent Zarnitsky pilote aujourd’hui, pour le compte de la Mairie de Paris, une étude sur les 115 centres de santé parisiens. Un centre de santé, cela s’appelait un dispensaire avant : qu’est-ce que c’est, et à quoi ça sert ?
Peut-on se soigner avec la CMU dans un centre de santé ?
La plupart des précaires vont aux urgences pour se soigner. Si les conditions d’accès à une couverture maladie sont semblables à l’hôpital, alors pourquoi s’adresser à un centre de santé ?
Les urgences de l’hôpital, parlons-en. Laurent Zarnitsky, qui travaille dans un centre de santé, a beaucoup d’estime pour les urgentistes qui ont, ces dernières années menés des grèves parfois très dures.
Les urgences des hôpitaux, alors que le souci principal est de réduire les dépenses, ressemblent de plus en plus à un dispensaire caritatif ou humanitaire... Alors, aux urgences, se soigner s’agit-il d’un droit ou d’un acte de charité ? Les urgences ont-elles une mission humanitaire ?
Revenons maintenant aux centres de santé. Il y a des centres de santé qui offrent des soins de droit commun, en principe ouverts à tous, qui accueillent en fait majoritairement une population munie de couverture sociale, avec tous ses papiers en règles. En parallèle, d’autres centres de santé sont réservés aux plus démunis, aux gens qui n’ont rien. Les soins y sont dispensés dans une logique humanitaire, caritative, et dans certains cas on y fait le minimum pour orienter les gens vers le droit commun. Quelle est la distinction entre la santé de proximité et la santé humanitaire ?
De quoi va dépendre la nature de la prise en charge dans un centre de santé ? Quel rôle va jouer l’orientation humanitaire ou caritative d’un centre ?
Forum de discussion: 1 Message
S'abonner au forum de cet article (RSS)