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Camille Cabral | Prostitution | Transsexuels
Camille Cabral, à l’heure de la résistance à la surenchère sécuritaire : « criminaliser la prostitution ne règlera pas le problème des nuisances »
4 juin 2002 (Migrants contre le sida)
PARIS, 4 juin 2002 (Migrants contre le sida)
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Rassemblement en soutien aux prostituées victimes de la répression Mardi 4 juin, 23 h 30, Rond Point de Boulogne M° Porte d’Auteuil
Peu après sa nomination, le nouveau Ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, s’est affiché au cours d’une descente de police sur les lieux de prostitution, dans le XVIIème arrondissement à Paris. Le message est clair : une des priorités de ce gouvernement est de criminaliser un peu plus les prostitué-es pour "éradiquer" les "nuisances" qu’ils et elles représenteraient. Ce geste a parfaitement été compris par des "riverains" qui, organisés en véritable milice, ont organisé des actions spectaculaires contre les prostituées et leurs clients.
Camille Cabral est médecin, transsexuelle et élue citoyenne du 17e arrondissement. Je lui ai demandé d’expliquer aux auditeurs les enjeux de la surenchère sécuritaire contre les droits de ceux et celles qui exercent les métiers du sexe dans la rue.
Une minorité de riverains organise la surenchère sécuritaire : Collectif anti-crack dans le 10e, « citoyens » contre les nuisances de la prostitution... Faut-il dialoguer avec ces riverains ? Les associations qui défendent les droits des usagers de drogue ou des travailleurs du sexe doivent-elles accepter les termes du débat imposée par le tout-sécuritaire ? Analyse de Camille Cabral sur la situation dans le 17e arrondissement.
Voir aussi : Le débat : le Collectif anti-crack face aux usagers de drogue citoyens
