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Palestine : nous devons résister
2 avril 2002 (Migrants contre le sida)
PARIS, 2 avril 2002 (Migrants contre le sida)
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Écouter: Palestinedurée : 1:47
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- Palestine (durée : 1:47)
Je ne peux pas jouer dans ma cour. Je ne peux pas sortir devant la porte d’entrée de ma maison à cause du couvre-feu. J’ai caché mes jouets parce que j’ai peur que les soldats israéliens m’emmènent parce que j’ai des fusils jouets et des tanks jouets. Je ne peux même pas aller au magasin acheter des bonbons à cause du couvre-feu.
Quand j’ai remarqué pour la première fois que ma sSur et ma mère pleuraient en regardant la TV où on voyait les soldats israéliens qui tuaient les hommes qu’ils avaient arrêtés, j’ai cru que mon papa était l’un d’eux. J’ai commencé à pleurer et pleurer et puis au bout d’une minute je me suis demandée pourquoi je pleure, c’est notre destin. Mon père est policier et nous devons résister.
Je m’appelle Alayyan Zayed. J’ai 9 ans.
Point d’information : extrait du communiqué de l’Association France Palestine Solidarité
Cette nuit les chars et les hélicoptères israéliens ont commencé à pilonner et écraser le quartier de Beitunia à Ramallah, quartier où habitent des milliers de civils.
Selon les premières estimations des ONG palestiniennes ont compte plusieurs morts et environ 200 blessés. 5 ambulances sont parties ce matin pour évacuer les blessés, l’armée israélienne les a stoppées, a fait sortir les ambulanciers qu’elle contraint à se déshabiller avant de les arrêter. Les ambulances vides sont toujours au milieu de la rue et les blessés n’ont pu avoir de soins.
Les chars israéliens sont entrés aussi à Naplouse, Jénine..., dans les principales villes palestiniennes où l’on craint aussi le pire.
Nous exigeons des Etats et en particulier de la France, l’intervention immédiate pour éviter de nouveaux massacres et protéger la population. Tout atermoiement à ce stade relève de la complicité de crime de guerre.
Rassemblement mardi 2 avril 2002
à 18 h Parvis des Droits de l’Homme (Trocadéro) - Paris