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Dons de médicaments
Pétition : le médicament n’est pas une marchandise
19 mars 2002 (Migrants contre le sida)
PARIS, 19 mars 2002 (Migrants contre le sida)
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Écouter: Pourquoi le médicament n’est pas une marchandisedurée : 2:44
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Écouter: Réquisition des unités de productiondurée : 3:55
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Écouter: Réactions des invitésdurée : 1:09
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Notre dossier : Familles maghrébines et africaines en lutte pour survivre au sida, ici et dans nos pays d’origine
Laurent Ziegelmeyer est technicien de recherche et syndicaliste au laboratoire Aventis Pharma à Vitry-sur-Seine. Son boulot depuis dix ans, pour résumer, c’est de faire passer des produits du laboratoire expérimental à l’usine.
J’ai demandé à Laurent sont point de vue sur l’industrie pharmaceutique. Pourquoi cette industrie pose problème ?
Dans le laboratoire au sein duquel travaille Laurent, il y a de moins en moins d’actes de recherche, c’est-à-dire de moyens consacrées à la recherche sur le sida et le paludisme.
Et pourtant ce n’est pas la première fois que les gens qui travaillent au sein des labos se mobilisent. Laurent raconte ici une action syndicale du début des années 80.
- Pourquoi le médicament n’est pas une marchandise (durée : 2:44)
Quelle est l’action menée sur l’accès aux médicaments à l’intérieur d’un laboratoire pharmaceutique ?
L’unité de production d’Aventis Rhône-Poulenc Biochimie, située à Elbeuf en Seine-Maritime, subit de plein fouet cette politique. Rhône-Poulenc Biochimie, premier producteur mondial de vitamine B12, a fabriqué plusieurs types d’antibiotiques durant son histoire. Aujourd’hui, les orientations d’Aventis se traduisent par la sous-utilisation des capacités de productions : la moitié des appareils reste désespérément vides. Ces orientations risquent de conduire demain à la disparition pure et simple de cet outil de production, accompagnée de la suppression de centaines d’emplois. Et cela à l’heure même où les besoins en médicaments sont dramatiquement mise en évidence.
C’est pourquoi les ouvriers de cette usine d’Aventis ont lancé une pétition. Explications de Laurent sur les objectifs.
- Réquisition des unités de production (durée : 3:55)
Réquisition des unités de fabrications qui ne sont pas utilisées afin de fabriquer les médicaments qui font défaut aujourd’hui : c’est une des propositions des petitionnaire de l’usine d’Aventis d’Elbeuf. C’est une idée intéressante que j’ai demandé à Laurent d’expliquer.
- Réactions des invités (durée : 1:09)
Lorsque j’ai demandé à Laurent ce qu’il avait envie de dire aux familles immigrées qui soutiennent des proches malades du sida qui vivent au pays, il m’a répondu très simplement : il faut s’inspirer de ce qu’on fait les militants de l’Afrique du Sud et d’autres pays du Tiers monde et s’organiser pour mettre les médicaments dont les malades ont besoin entre leurs mains.