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Accès aux médicaments | Algérie
Algérie : la rupture d’antirétroviraux frappe des personnes gravement malades
12 mars 2002 (Migrants contre le sida)
PARIS, 12 mars 2002 (Migrants contre le sida)
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Écouter: Appel pour l’Algériedurée : 2:25
(MP3, 570 ko)
Lire notre dossier : Algérie : conditions de vie et luttes des malades du sida
- Appel pour l’Algérie (durée : 2:25)
Migrants contre le sida recherche des boîtes non-périmées d’Epivir et de Combivir pour envoi en urgence à des personnes gravement malades vivant en Algérie et soutenues par leurs familles. Il s’agit de personnes que nous connaissons depuis au moins un an. Elles sont suivies médicalement et détiennent les ordonnances pour la délivrance de ces médicaments, actuellement en rupture de stock prolongée en Algérie.
Si vous pouvez nous aider, merci de nous contacter rapidement.
L’émission reçoit, depuis deux ans, un nombre croissant de demandes de soutien et de messages des malades du sida de ce pays. L’Algérie compterait aujourd’hui, selon certaines estimations de terrain, au moins 50 000 séropositifs. La Kabylie serait la région la plus touchée, du fait de ses liens étroits avec l’immigration en France.
Cette épidémie en Algérie est le résultat direct du lourd tribut payé par la communauté maghrébine en France à la maladie. Si les Algériens sont les plus touchés par le sida des ressortissants en France originaires des trois pays du Maghreb, ce n’est pas tout à fait par hasard : depuis le Code de l’indigénat sous la colonisation jusqu’à au statut d’infériorité résultant des accords bilatéraux franco-algériens (constamment revus à la baisse), les inégalités et l’oppression face à la santé — comme dans tous les autres domaines de la vie — sont gravés dans la mémoire et les corps des Algériens de France.
Alors que le gouvernement prétend officiellement fournir les médicaments anti-rétroviraux aux séropositifs algériens, les ruptures de stock et l’indisponibilité de certaines molécules (en particulier l’Epivir) rendent impossible la mise en place d’une vraie prise en charge. Au-delà de l’accès aux médicaments, il n’existe pas de cadre juridique clair pour protéger les droits des séropositifs et garantir l’accès à une vraie couverture maladie.
Le cours de l’épidémie en Algérie va dépendre de la capacité des malades à se mobiliser et à s’organiser face à un système de santé triplement dévasté par la guerre civile, par l’émiettement de la protection sociale et par la privatisation de la santé.