Accueil du site > À écouter, à voir > Articles (1995-2002) > 2002 > 02 >
Quand les médicaments défigurent le visage : que proposent les médecins
19 février 2002 (Migrants contre le sida)
PARIS, 19 février 2002 (Migrants contre le sida)
Réagir à cet article | Recommander cet article | Votez pour cet article
-
Écouter: Messages des auditeursdurée : 3:35
(MP3, 844.7 ko) -
Écouter: Présentation et intervention de Patrick Amarddurée : 3:35
(MP3, 1.6 Mo) -
Écouter: Présentation de Philippe Levandurée : 3:35
(MP3, 1.3 Mo)
- Messages des auditeurs (durée : 3:35)
Message d’un auditeur, 33 ans, d’origine maghrébine : mon visage s’est creusé, je n’étais pas comme ça avant. Mais j’ai arrêté mon traitement pendant trois mois, j’allais mieux mais rien n’a changé au niveau de mon visage. Je ne vais certainement pas faire une opération ou un truc comme ça, je n’ai pas les moyens et je n’aime pas l’idée de faire de la chirurgie esthétique comme une vieille bourgeoise, alors suis-je condamné à garder cette tête ?
Message d’un auditeur : J’ai rencontré un copain qui prend des médicaments. Il m’a expliqué qu’il avait fait remplir le visage, qui était très creux. Le résultat se voyait beaucoup : on dirait qu’il a trop dormi, c’est gonflé. Moi je trouve que c’est pas beau.
La chirurgie esthétique, ce n’est pas que pour les riches bourgeoises envahies par la cellulite, les pates d’oies ou les griffes de lion. Pour les séropositifs dont les visages ont été décimés par des médicaments surpuissants d’une tri thérapie, refaire son visage est une question de réparation. Et ce n’est pas seulement les homosexuels blancs qui ont le souci de l’image. Quand on est immigré ou enfant d’immigré, le faciès compte pour beaucoup dans la société française.
Les médecins proposent deux techniques pour combler le visage des séropositifs. Présentation de ces deux techniques et confrontation de points de vue.
Patrick Amart est le représentant d’un produit de comblement du visage qui s’appelle le Newfill. Il préside également une association dont l’objet est d’apprendre aux médecins de s’en servir et d’aider les patients à y avoir accès. En effet, aujourd’hui le Newfill n’est pas remboursé par la sécu, même si quelques séropositifs bien organisés l’ont obtenu en faisant appel au fonds de secours de leur caisse de sécurité sociale.
Le concurrent de Patrick Amard s’appelle Philippe Levan. Il propose une technique plus lourde mais qui peut être remboursée par la sécurité sociale. Toutefois, la liste d’attente est longue : jusqu’à un an. Philipipe Levan est chirurgien à l’hôpital de Rotschild.
- Newfill : Présentation et intervention de Patrick Amard (durée : 3:35)
- Technique de Coleman : Présentation de Philippe Levan (durée : 3:35)