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Laurent Zarnitsky
Laurent Zarnitsky, médecin généraliste : pourquoi je ne ferait pas grève pour 3 euros
29 janvier 2002 (Migrants contre le sida)
PARIS, 29 janvier 2002 (Migrants contre le sida)
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Écouter: À qui sert la Journée sans toubibs ?durée : 7:22
(MP3, 1.6 Mo)
La journée sans toubibs des médecins libéraux a donné lieu à une mobilisation massive pour revaloriser l’acte médical. Ce mouvement recueille beaucoup de sympathie malgré le fait que son objectif assumé est de faire payer plus cher la consultation du généraliste.
Une petite poignée de médecins généralistes tentent de mobiliser leurs confrères autour d’autres préoccupations. Beaucoup d’entre eux, comme par hasard, vivent et travaillent en banlieue parisienne, dans les quartiers dits « défavorisés ». Pour ces médecins, la revalorisation de quelques euros par acte médical ne suffira pas pour soigner leur mal-être, ni pour garantir les meilleurs soins possibles pour toute la population. Au traitement des symptômes du mal, ils prônent une thérapie de choc : ils refusent la logique du paiement à l’acte, qui les poussent à soigner des malades car plus rentables s’ils sont plus malades. Enfin, ces médecins osent imaginer des liens de solidarité, pour l’égalité des droits face à la maladie, entre leur situation de privilégiés (le revenu moyen du médecin libéral frôle les 50 000 francs par mois) et celles des gens qu’ils soignent, notamment ceux et celles qui sont le plus dans la galère.
Migrants contre le sida a demandé à Laurent Zarnitsky, médecin généraliste, d’expliquer aux auditeurs pourquoi il n’a pas rejoint la Journée sans toubibs.