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Hôpital Avicennes : dégradation des conditions de travail et d’accueil
23 janvier 2001 (Migrants contre le sida)
PARIS, 23 janvier 2001 (Migrants contre le sida)
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Les syndicats de l’hôpital Avicenne dénonce la dégradation des conditions de travail et la vétusté des bâtiments. Selon Christophe Prudhomme, médecin et délégué CGT, « les urgences risquent une fermeture pour la sécurité des patients... on est au bord de la catastrophe sanitaire. Si les urgences d’Avicenne ferment, on voit mal comment les urgences des hôpitaux voisins, déjà surchargées, pourront faire face ». Pour retaper cet hôpital de banlieue, longtemps délaissé par la direction parisienne de l’Assistance publique, il manque 500 millions de francs. Un rapport officiel avait sommé l’Assistance Publique de réaménager les urgences, au plus tard le 22 janvier. En attendant le début de ces grands travaux, le seul engagement de l’Assistance Publique est de repeindre et de nettoyer le service d’urgence d’ici le 28 février.
« Il est difficile de promouvoir à la fois Avicennes, un hôpital de la Seine St-Denis, et Georges Pompidou », résume le docteur Michelle BENTATA. Elle exerce au sein du service de l’hôpital Avicenne qui accueille presque 700 séropositifs et malades du sida. La plupart des malades affronte les conditions de vie réservés aux immigrés et enfants d’immigrés en même temps que la maladie.
Selon Bentata, son service « souffre un peu moins que d’autres ». Malgré des locaux exigues, inadéquats par rapport au nombre de malades, des problèmes d’accueil, elle estime que les malades sont correctement accueillis et soignés.