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En finir avec la hantise de la stigmatisation
17 décembre 1998 (Migrants contre le sida)
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Les malades Maghrébins et Africains sont en première ligne sur le front du sida
PARIS, le 17 décembre 1998 (Migrants contre le sida) — A l’occasion de la 33e réunion du CRIPS (Centre Régional d’Information et de Prévention sur le Sida, Paris) aujourd’hui dont le thème était "Sida et migrants : une épidémie cachée ?", Migrants contre le sida a interpellé le CRIPS et le RNSP (Réseau national de santé publique) à propos de l’urgence d’améliorer l’information disponible sur l’impact du sida au sein des communautés immigrées.
Un monde coupé en deux
La lutte contre le sida est un monde coupé en deux. D’un côté, il y a les associations classiques de lutte contre le sida. Elles affrontent une cure d’austérité imposée par les pouvoirs publics, au nom d’une épidémiologie partielle et tronquée. Les dirigeants de ses associations vivent également une crise existentielle, s’interrogent : sont-ils toujours d’actualité ?
De l’autre côté, il y a la crise de santé publique, il y a les malades immigrés. Dès le milieu des années quatre-vingt, l’épidémie du sida a frappé fort dans les cités et les quartiers immigrés. Les associations classiques de lutte contre le sida l’ont découvert tardivement : les chiffres du RNSP sur les malades immigrés, les études du Dr Florence Lot auront contribué à leur prise de conscience de l’impact du SIDA sur les communautés immigrées.
La double crise du sida pose la question de la capacité de ses associations à se transformer, en profondeur, afin d’être efficace face aux besoins réels des malades du sida.
On a les chiffres, où est le fric ?!
Les chiffres du sida sont une arme politique, c’est évident. Mais l’épidémiologie seule ne suffira pas. Il faut parler des moyens, du fric.
La mise en place d’un important front de lutte contre le sida se fait, depuis bientôt dix ans, avec des moyens dérisoires, loin d’être à la hauteur de l’épidémie qui frappe les communautés immigrées.
Au CFES (Comité français d’éducation pour la santé), on évalue à 1 million de francs le budget alloué aux actions de communication (brochures, actions radio, diffusion d’affiches, etc.) en direction des migrants. C’est 2,5 % du budget global de 40 MF du CFES consacré aux actions de communication.
Quinze associations ont fait l’objet d’une subvention nationale de la DGS (Direction générale de la santé) pour des actions de proximité sur le VIH pour l’année 1998, au titre d’actions en direction de publics précarisés et/ou de publics migrants. Le volume financier global (2,80 MF) se chiffre à 190 000 F par association. Une seule des quinze associations financées est une association issue des luttes de l’immigration.
En finir avec la hantise de la stigmatisation, prétexte à l’immobilisme
Oui, pendant des années, la hantise de la stigmatisation a servi de prétexte pour ne pas rendre public les chiffres à propos du sida au sein de la population étrangère. Le fait que les communautés maghrébines et africaines installées en France paient un lourd tribut au SIDA, depuis le début de la pandémie, demeure un véritable « tabou » chez les professionnels de santé publique.
En 1996, les chiffres du RNSP avaient été présentés lors d’une réunion au CRIPS. Migrants contre le sida rappelle :
Deux ans plus tard, l’engagement pris par le RNSP et le CRIPS de publier l’étude du Dr Florence Lot dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) n’a toujours pas été tenu.
Améliorer, approfondir les chiffres sur le sida au sein de la population étrangère en France n’est toujours pas une priorité pour le RNSP.
Nous savons que les chiffres sur le sida au sein de la population étrangère s’aggraveront. Mais nous ne nous bornerons pas à compter nos morts et nos malades. Migrants contre le sida refuse l’instauration d’un débat stérile sur la communication ou non-communication des chiffres. Au contraire, il est urgent de convertir nos constats épidémiologiques en pression politique contre l’immobilisme des pouvoirs publics et contre le manque de courage politique des associations classiques de lutte contre le sida.
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En finir avec la hantise de la stigmatisation
qu’entendez vous par stigmatisation, j’ai beau eu chercher dans le dictionnaire mais je n’ai pas réussi à comprendre la définition je vous serai gréée de bien vouloir m’informer sur le sens de ce mot. merci d’avance pour le temps que vous acceptez de perdre pour me répon dre.
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En finir avec la hantise de la stigmatisation
la société française comme beaucoup d’autres société appréhende le VIH/sida d’une manière spécifique, intrinsèque en rapport a sa vision du monde et du social. Il se trouve que les politiques de santé publiques ont calqué leurs modes d’organisation sur des politiques étatique du social qui priviligie un mode républicain et donc d’intégration individuel, contrairement par exemple au modèle anglais qui lui reconnait ses communautés étrangères dans l’espace sociale et ainsi leurs donne des droits et des devoirs, c’est pour cela qu’on parle de modèle ethnique dans ce pays. Pour ne pas justement stigmatiser (mettre en marge) les populations migrantes (comme par exemple les homosexuels qui l’ont été car on a pensé au départ que le sida leur était affilié), les politiques de santé publiques n’ont pas dévoilé les chiffres concernat ces population. Ce qui dénote un rapport à la visibilité dans cette société ; notamment avec le handicap par exemple, ou celui-ci permet de montrer les limites du social (liminalité). La véritable question est pourquoi ??? Pourquoi ne pas avoir donné des sources épidémiologiques concernant ces populations ? y aurait t’il un rapport avec le modèle républicain ? de ce fait si on dévoile ces chiffres alors les "communautés" seraient reconnues puisque des actions étatiques seraient mis en avant. Au lieu de prendre le problème dans sa complexité, notre fameux pays préfère comme il l’a toujours fait donner des explications culturaliste, le CRIPS par exemple explique un taux de prévalence chez les migrants par leurs pratiques culturelles (cf. par exemple la sexualité chez les migrants musulman, importance du lignage, de la transmission du nom, de l’honneur qui engendre un tabou comme paradigme...) et non pas considérer que les individu sont non seulement construits culturellement mais aussi socialement en fonction de ce qu’il vivent et de leurs conditions sociales et économiques.(vulnérabilité) Pour les migrants en situation bi-culturel, le problème est beaucoup plus complexe :
d’une part parceque le traitement de la différence en France est géré d’une manière spécifique ; c’est à dire en privilégiant un universalisme et relégant ainsi le culturel à l’espace privé,domestique ; mettant ainsi l’individu dans une situation d’"opposition culturelle" et créant des troubles émotionels, de personnalité... cf A.Sayad, Bastide...
deuxième chose le Sida est donc négativisé dans la société française,si on n’y pense buien est-ce vraiment un problème biologique ou sociale ???
Alors maintenant la personne qui se retoruve dans un situation bi-culturelle (négativisé) et qui se trouve affecté du VIH (négativisé) le problème est d’autant plus complexe !!! d’autant plus que par exemple chez les maghrebins la matrice culturelle algérienne (pour ma part) appréhende le VIH d’une manière spécifique et en France on stigmatise(négativise) la migration donc celle-ci ne se reconnait pas dans les message de prévention et on connait aussi les problème de pris en charge, donc comment gérer le problème ????
Je te rassure plusieurs actions sont mené, beaucoup d’associations privilégient le discours et le dialogue ; l’important je pense c’est que l’individu ne se sente pas rejeté exclus ou il se trouverait dans une situation ou il serait face au problème.
voila salut a toi...Pour stigmatisaton : cf E.Goffman : "Stigmate"
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En finir avec la hantise de la stigmatisation
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> En finir avec la hantise de la stigmatisation
je réagis implement à l’article pour vous dire que le continent africains n’est pa divise en deux d’un coté les malgrébins et d’un cotés les africains on est tous africains à la base avant de parler de stigmatisation verifier vos dire