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Evolution ? Peter Piot et le singe vert
1er octobre 1995 (Migrants contre le sida)
GENÈVE, 1er octobre 1995 (Migrants contre le sida)
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Peter Piot, directeur de l’ONUSIDA
En 1984, Le professeur Peter Piot publiait une des premières études sur le SIDA en Afrique. À partir d’une étude de 3 courtes semaines limitée à 38 patients de deux hôpitaux de Kinshasa, et malgré d’innombrables ambiguïtés quant au diagnostic, l’équipe belge de Piot brûlait les étapes pour « estimer » un taux de séropositivité pour la capitale « comparable ou supérieur » à celui de San Francisco ou New York (The Lancet, 14 juillet 1984, p 65-9). Ainsi, Piot inaugurait la méthode scientifique douteuse qui deviendrait rapidement la référence pour les chercheurs-chasseurs du SIDA/HIV en Afrique.
Quelques années plus tard, Piot dénonçait « ceux qui arrivent comme les anciens colons, pour faire les prises de sang du plus grand nombre de Noirs possible. Et de rentrer pour publier leurs résultats » (Guardian, 5 février 1987). Sans avoir changé de sa pratique scientifique ni de ses convictions sur l’origine du VIH.
Piot, ancien collaborateur des militaires américains et sud-africains au Zaïre pendant les années soixante-dix, est le directeur du nouveau programme onusien UN/AIDS.
Le singe vert : meilleur ami des chercheurs-chasseurs blancs
En 1985, les chercheurs Essex et Kanki de Harvard, convertis par les chercheurs de type Piot, poussait la logique raciste à son aboutissement : le VIH aurait sauté du singe vert africain à l’homme... La preuve ? Leur « découverte » d’un virus ressemblant au VIH parmi leurs singes de laboratoire (Science, 7 juin 1985).
En mars 1988, ces fervents croyants de l’origine simienne et africaine du virus présentaient leurs excuses. Le virus s’avérait un dérivé de leur propre laboratoire, ayant contaminé leurs singes par mégarde (New Scientist, 25 février 1988, p 32).
Malgré cet aveu, quelques mois plus tard, Essex et Kanki récidivaient dans la revue Scientific American (octobre 1988) avec une pin-up pleine-page du fameux singe vert suivi de plusieurs pages exposant leur théorie discréditée.
Finalement, comme l’explique Cindy Patton, « le laborantin moyen aux Etats-Unis vit plus près de singes ayant pu être exposé au VIH que n’importe quel habitant d’une ville africaine » (C Patton, Inventing AIDS, New York, Routledge, 1990, p 82).
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Evolution ? Peter Piot et le singe vert
Bonjour, Je fais de l’éducation thérapeutique auprès de patients sero positifs. Cette théorie de l’origine du VIH et de la contamination par le singe reste très présente dans les représentations des patients sero positifs. A t elle réellement été démantie, avez vous des références solides en français de préférence, que je puisse donner à des patients qui soutiennent cette théorie. selon eux comment serait il passé du singe à l’homme ? Merci de votre réponse